11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 08:24

 

Mitt Romney a officiellement choisi son colistier et annoncera le nom de son running mate avant la Convention nationale républicaine de Tampa (Floride), qui aura lieu du 27 au 30 août. Chaque jour cette semaine, retrouvez le profil de deux candidats à la vice-présidence des Etats-Unis. Leurs avantages, leurs inconvénients, ainsi que leurs chances d'être sélectionnés, notamment selon les prédictions du site de paris politiques Intrade, seront ici passés à la loupe.

 

Aujourd'hui, focus sur Rob Portman, sénateur de l'Ohio, et Condoleeza Rice, secrétaire d'Etat sous George W. Bush.

 

 

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ROB PORTMAN


56 ans

Sénateur de l'Ohio

Marié, trois enfants                                                                                      

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LES PLUS

- Rob Portman est le favori des spécialistes depuis trois mois. L'aide qu'il a apporté à Romney a été cruciale pour permettre à ce dernier de remporter la nomination.

- Portman est sénateur de l'Etat le plus important pour les républicains en novembre : l'Ohio. Jamais un républicain n'est entré à la Maison-Blanche sans remporter l'Ohio.

- Portman est un expert des questions budgétaires, l'une des plus grandes faiblesses d'Obama. A l'heure où l'économie risque de monopoliser les débats, les statuts d'experts économiques de Romney et Portman pourraient former un "ticket" apte à rassurer les Américains.

- Portman est relativement modéré, une arme essentielle pour séduire l'électorat centriste.

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LES MOINS

- Rob Portman ne possède pas d'expérience en matière de politique étrangère, un désavantage pour épauler le "Commander in Chief". L'importance extrême donnée aux affaires économiques cette année pourraient néanmoins effacer ce défaut.

- A l'heure où le Congrès est fortement impopulaire, Portman a le profil typique du Washington insider, tour à tour membre de la Chambre des représentants, de l'Administration Bush, puis du Sénat.

- Enfin, Portman n'est pas le vice-président potentiel le plus connu aux Etats-Unis, et sa personnalité relativement fade pourrait ne pas suffisamment exciter la base conservatrice.

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CONDOLEEZA RICE

 

57 ans

Ancienne Secrétaire d'Etat

Célibataire, sans enfants                                                                                                                                              

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LES PLUS

- "Condie" possède le CV le plus solide de tous les candidats à la vice-présidence en matière de politique étrangère - un domaine d'expertise qui manque cruellement à Romney.

- De par son appartenance à deux groupes démographiques opposés à ceux de Romney - les femmes et les Noirs - Rice apporterait beaucoup d'équilibre au "ticket" républicain, dans un parti qui en manque de plus en plus.

- Rice fait figure de modérée dans son parti, notamment par ses prises de position nuancées sur l'avortement. Calme et réfléchie, son association avec Romney serait apte à rassurer les électeurs centristes.

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LES MOINS

- Condoleeza Rice l'a déjà dit et répété, elle n'a pas envie de servir en tant que vice-présidente. Un manque d'entrain qui serait fatal à Romney, à qui l'on reproche souvent sa tiédeur.

- Peut-être cela est-il dû à son manque d'expérience sur le terrain. Rice n'a en effet jamais été élue à quelque fonction que ce soit, alors que les rigueurs d'une campagne présidentielle font de la connaissance des campagnes électorales un prérequis indispensable pour être sélectionné.

- Enfin, si sa modération ferait écho avec les électeurs indépendants, il n'est pas sûr que Rice motive suffisamment la base conservatrice à se rendre aux urnes en novembre.

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Sortie de La Nouvelle Droite Américaine le 30 août prochain 

Découvrez la couverture et le synopsis du livre en avant-première sur Twitter le samedi 21 juillet à 19H       

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 08:23

 

Mitt Romney a officiellement choisi son colistier et annoncera le nom de son running mate avant la Convention nationale républicaine de Tampa (Floride), qui aura lieu du 27 au 30 août. Chaque jour cette semaine, retrouvez le profil de deux candidats à la vice-présidence des Etats-Unis. Leurs avantages, leurs inconvénients, ainsi que leurs chances d'être sélectionnés, notamment selon les prédictions du site de paris politiques Intrade, seront ici passés à la loupe.

 

Aujourd'hui, focus sur Bobby Jindal, gouverneur de Louisiane, et Susana Martinez, gouverneure du Nouveau Mexique.

 

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BOBBY JINDAL

 

41 ans

Gouverneur de Louisiane

Marié, trois enfants                                                                                       

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LES PLUS

- Bobby Jindal est l'un des candidats les plus sérieux à la vice-présidence. Il est l'un des hommes les plus utilisés par Romney pour l'accompagner sur le terrain, en campagne ou pour lever des fonds.

- Jindal présente pour Romney l'avantage de rassurer les conservateurs du Sud, tout en se distinguant par ses vues parfois éloignées de la diatribe habituelle du Tea Party.

- Au sein d'un Parti républicain de plus en plus en difficulté avec les minorités, Jindal fait figure d'exemple d'intégration. Son bilan en tant que gouverneur est salué par tout son camp.

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LES MOINS

- Géographiquement, Jindal n'apporte rien à Romney, étant donné que la Louisiane votera sans aucun doute pour les républicains. Dans une élection qui s'annonce serrée, il est probable que le nominé du Parti républicain sélectionne une personnalité provenant d'un swing-state.

- Tout comme Romney, Jindal possède un profil d'"intellectuel", ce qui est peu propice à apporter au "ticket" les moyens d'électriser les foules.

- Enfin, Jindal pourra facilement être attaqué par les démocrates pour son action controversée lors de la crise pétrolière de BP, au large du Golfe du Mexique, en 2010.

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SUSANA MARTINEZ

 

53 ans

Gouverneure du Nouveau Mexique

Mariée, un enfant                                                                                                                                              

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LES PLUS

- Martinez peut apporter à Romney les moyens de contrebalancer l'image dégradée du Parti républicain avec deux groupes démographiques clés : les hispaniques et les femmes.

- Susana Martinez est gouverneur du Nouveau Mexique, un Etat longtemps acquis à la cause républicaine, mais qui est tombé entre les mains des démocrates en 2008.

- Enfin, Martinez peut permettre à Romney de séduire plus encore les électeurs indépendants par son profil de modérée. 

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LES MOINS

- Susana Martinez possède les défauts de ses qualités : son étiquette centriste pourrait ne pas faire l'uninimité à droite du Parti républicain, qui a déjà contesté la nomination de Romney.

- En dépit de sa longue carrière juridique, Susana Martinez n'a aucune expérience en politique étrangère et son profil est totalement inconnu des Américains.

- Martinez, comme Chris Christie, a en outre promis aux citoyens de son Etat d'accomplir un mandat complet à la tête du Nouveau-Mexique, Etat dont elle est gouverneure depuis 2011 seulement.

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 08:23

 

Mitt Romney a officiellement choisi son colistier et annoncera le nom de son running mate avant la Convention nationale républicaine de Tampa (Floride), qui aura lieu du 27 au 30 août. Chaque jour cette semaine, retrouvez le profil de deux candidats à la vice-présidence des Etats-Unis. Leurs avantages, leurs inconvénients, ainsi que leurs chances d'être sélectionnés, notamment selon les prédictions du site de paris politiques Intrade, seront ici passés à la loupe.

 

Aujourd'hui, focus sur Bob McDonnell, gouverneur de Virginie, et Tim Pawlenty, ancien gouverneur du Minnesota.

 

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BOB McDONNELL

 

58 ans

Gouverneur de Virginie

Marié, cinq enfants                                                                                       

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LES PLUS

- Le plus grand point fort de McDonnell est son affiliation géographique : la Virginie est un Etat-clé à remporter en novembre. Bastion républicain jusqu'à 2008, Romney pourrait avoir besoin d'une attache particulière à cet Etat pour l'enlever de la colonne démocrate.

- McDonnell est en outre très populaire, à la fois dans son Etat et dans son parti. Il possède un bona fides conservateur apte à rassurer la droite du parti républicain.

- Bob McDonnell possède enfin, à la différence de nombre de candidats à la vice-présidence, une relative expérience à l'international, puisqu'il a servi dans l'armée de 1976 à 1981.

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LES MOINS

- McDonnell n'est pas le candidat le plus charismatique, un défaut déjà reproché à Romney. Le nominé républicain sera avide de combler ce manque sur le "ticket".

- Plus tôt dans l'année, McDonnell s'est distingué en faisant connaître ses vues stridentes contre l'avortement. Une position controversée qui pourrait ne pas résonner dans les coeurs des électeurs centristes.

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TIM PAWLENTY

 

51 ans

Ancien Gouverneur du Minnesota

Marié, deux enfants                                                                                                           

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LES PLUS

- Gouverneur d'un "Etat bleu", comme Romney, Pawlenty a soutenu le nominé républicain aussitôt sa propre campagne des primaires avortée. Son entrain à critiquer le camp démocrate l'a beaucoup mis en avant lors des semaines récentes.

- Tim Pawlenty est populaire dans le Nord-Est du pays, une région qui sera cruciale en novembre. En particulier, Pawlenty est apprécié dans les classes populaires, ce qui pourrait gommer l'image de businessman millionnaire qui colle à Romney.

- D'un profil relativement similaire à Chris Christie, Pawlenty se distingue néanmoins de ce dernier par son calme. Il possède toutes les armes pour tenir la distance sur une campagne au long cours.

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LES MOINS

- Pawlenty partage avec Romney un manque de charisme trop souvent évident. Face à la posture présidentielle de Barack Obama, le nominé du parti aura vraisemblablement besoin d'une forte personnalité à ses côtés.

- En dépit d'une exposition forte côté républicain, Pawlenty reste relativement peu connu à l'échelle nationale.

- Enfin, lors de la primaire républicaine, Pawlenty a multiplié les attaques contre Romney - des séquences souvent télévisées et donc facilement réutilisables par les démocrates dans leurs spots de publicité.

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 08:18

 

Mitt Romney a officiellement choisi son colistier et annoncera le nom de son running mate avant la Convention nationale républicaine de Tampa (Floride), qui aura lieu du 27 au 30 août. Chaque jour cette semaine, retrouvez le profil de deux candidats à la vice-présidence des Etats-Unis. Leurs avantages, leurs inconvénients, ainsi que leurs chances d'être sélectionnés, notamment selon les prédictions du site de paris politiques Intrade, seront ici passés à la loupe.

 

Aujourd'hui, focus sur Kelly Ayotte, sénatrice du New Hampshire, et Chris Christie, gouverneur du New Jersey.


 

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KELLY AYOTTE

 

44 ans

Sénatrice du New Hampshire

Mariée, deux enfants                                                                                  

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LES PLUS

- Elue en 2010 grâce à la vague du Tea Party, Ayotte peut rassurer la droite du parti en contrebalançant le passé modéré de Romney.

 - A la marge, Ayotte est une femme : utile pour atténuer le gender gap qui ne cesse de se creuser en défaveur des républicains.

- Enfin, son Etat, le New Hampshire, est un swing-state qui, bien que d'un poids réduit, pourrait peser lourd en cas d'élection serrée.

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LES MOINS

- Relativement inexpérimentée sur la scène nationale, Ayotte est peu connue du public américain. Romney voudra sans aucun doute éviter l'effet de surprise catastrophique à la Palin en 2008.

- Elle a passé sa carrière dans les cours de justice américaines plutôt qu'à l'international ; le manque d'expérience en politique étrangère pourrait lui coûter cher au moment de la sélection. Romney a besoin de combler ses propres lacunes dans ce domaine.

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CHRIS CHRISTIE

 

49 ans

Gouverneur du New Jersey

Marié, quatre enfants                                                                                   

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LES PLUS

- Gouverneur d'un "Etat bleu", tout comme Romney, Christie est très populaire auprès des militants du Tea Party ainsi qu'au sein de l'establishment républicain.

- Christie est sans doute l'un des plus fidèles lieutenants de Romney, l'ayant soutenu très tôt dans la campagne des primaires. Il s'est déplacé sur le terrain à de nombreuses reprises pour soutenir le nominé de son parti.

- Chris Christie possède enfin une qualité essentielle que Romney n'a pas démontré pour le moment : la capacité à exciter les foules. Un pré-requis indispensable pour faire le plein de voix conservatrices en novembre.

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LES MOINS

- Christie ne jouit pas d'une expérience conséquente à l'échelle nationale, puisqu'il n'est gouverneur que depuis deux ans.

- Ses qualités oratoires peuvent facilement tourner à la boulette, le genre de mésaventure que Romney veut absolument éviter d'ici l'automne. Ce dernier s'est déjà distingué par ses prises de position maladroites par le passé, un aspect qu'il cherchera sans doute à gommer sur son "ticket".

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 09:47

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Romney veut "remplacer" Obamacare , mais n'a toujours pas proposé de plan de couverture-santé universel alternatif pour le faire (Photo AP)

 

 

Aujourd’hui, la majorité républicaine à la Chambre des représentants votera un texte proposant l’abolition de la réforme de la santé récemment approuvée intégralement par la Cour suprême des Etats-Unis. Une initiative symbolique, car n’ayant aucune chance d’entrer en vigueur. Mais une initiative symbolique, surtout, du plus grand danger qui menace Mitt Romney en novembre.


 

Il y a deux semaines, l’arrêt National Federation of Independent Business vs. Sebelius délivré par la Cour suprême sur « Obamacare » n’a pas suffi pour freiner l’entêtement des républicains. Les leaders républicains de la Chambre, John Boehner (OH) et Eric Cantor (VA), vont rassembler leur majorité autour d’un texte abolissant la réforme-phare du président Obama.


C’est une mesure largement symbolique, puisqu’il est impossible que l’abrogation prenne effet : il faudrait aux républicains la majorité dans les deux chambres du Congrès, plus le contrôle de la présidence pour éviter les écueils du régime présidentiel américain.


Pour autant, l’initiative est utile pour le Parti républicain, dans le but de poser les termes de la candidature de son nominé pour l’élection présidentielle de novembre, Mitt Romney. Grâce au vote d’aujourd’hui, les républicains veulent signifier aux électeurs qu’un vote Romney équivaut à l’abolition de l’Obamacare – sachant que, comme expliqué plus haut, la victoire de Romney à elle seule pourrait ne pas suffire pour y parvenir.


 

La posture du Parti républicain est logique étant donné que seulement 30% des Américains sont en accord avec la pièce centrale de la réforme, le mandat individuel. Cette provision requiert que les citoyens souscrivent à une assurance santé auprès des compagnies pharmaceutiques spécialisées. Pourtant, de nombreux autres pans de la loi sont très populaires, notamment la couverture des moins de 26 ans ou la fin de l’examen des conditions préexistantes pour obtenir une assurance-maladie.


Par conséquent, l’abolition totale de la loi est politiquement synonyme d’échec à moyen terme pour les républicains. Problème : Mitt Romney, leur chef de facto, est incapable de proposer une alternative crédible. Pour cause : la pierre angulaire de la réforme d’Obama, le mandat individuel, est originellement une idée républicaine.


Sachant le pays en crise et fortement endetté, Barack Obama a voulu jouer la carte de l’accord bipartisan en 2009 pour maximiser ses chances de faire avancer les choses. Dans les années 1990, les républicains ont proposé l’ « individual mandate » comme une alternative au « single payer mandate » à la française ou le « enterprise mandate » de Bill et Hillary Clinton. Le mandat individuel était l’alternative de droite, pro-business, aux deux autres solutions avancées par les démocrates.


En 2006, quand Mitt Romney fait adopter son propre plan de santé dans son Etat du Massachusetts, basé sur le mandat individuel, l’effort bipartisan est salué par tous, notamment côté républicain. En 2008, Jim DeMint, sénateur de Caroline du Sud, salue l’initiative de Romney en préconisant que sa réforme soit adoptée à l’échelle du pays.


Quatre ans plus tard, la schizophrénie du Part républicain, sous l’influence du Tea Party, est passée par là. Jim DeMint et consorts tirent à boulets rouges sur un projet présidentiel qu’ils ont promu vingt ans durant. La réforme « socialiste » est en vérité républicaine. L’hypocrisie du Parti républicain est totale ; au lieu de proposer, celui-ci n’a plus d’autre choix que de détruire.



Le phénomène est symptomatique d’un problème plus large encore qui menace la candidature de Romney en novembre : les républicains passent leur temps à critiquer Obama, sur tous les sujets, sans rien proposer au peuple américain. Et ce sont les conservateurs qui le disent : ce weekend, un éditorial paru dans le Wall Street Journal encourageait Romney à mettre en avant des solutions claires pour sortir le pays de la crise.


Les sondages montrent que Romney et Obama sont à égalité au niveau national, mais au vu des chiffres du chômage, Romney devrait largement mener le président sortant à l’heure qu’il est. Depuis les années 1930, aucun président sortant n’a été réélu avec un taux de chômage supérieur à 7,4% ; or, le chiffre dévoilé par le Department of Labor vendredi dernier était de 8,2%, sans espoir de reprise suffisamment forte à court terme pour remettre Obama dans la norme historique d’ici novembre.


Mais Obama possède toujours un avantage net dans les Etats-clés (swing-states) car il est plus aimé et plus connu des Américains que Romney. Surtout, Obama est force de proposition car il sait capitaliser sur les idées autrefois mainstream des républicains, aujourd’hui balayées par la radicalisation du leadership du parti. En témoignent ses annonces sur les hausses d’impôts en début de semaine, qui ont réussi à faire oublier au public les mauvais chiffres du chômage.


 

Romney n’a aucun intérêt à proposer quoique ce soit, puisque les sondages penchent de plus en plus en sa faveur. A l’évidence, sa stratégie défensive est suffisante pour gagner du terrain sur Obama, tant financièrement qu’électoralement. Mais qu’en sera-t-il en novembre ? A vouloir tout détruire, les républicains pourraient gâcher la meilleure chance de battre un président sortant depuis trente ans.

 


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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 10:09

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Les neuf juges de la Cour suprême, en octobre 2010 (Photo AP)

 

 

A la lumière de la décision prise la semaine dernière par la Cour suprême concernant la constitutionalité du plan de santé de Barack Obama, l’économie, la politique étrangère ou les affaires sociales ne seront pas les seuls enjeux de l’élection de novembre. Vieillissante, la plus haute cour judiciaire des Etats-Unis pourrait connaître des départs dans les mois à venir – donnant soit à Barack Obama, soit à Mitt Romneyla possibilité d’offrir un avantage considérable à leur camp pour les décennies à venir.

 

 

Parmi les prérogatives du président des Etats-Unis, l’une des plus importantes est la nomination des juges de la Cour suprême. Celle-ci est composée de neuf membres choisis à vie, ce qui donne aux présidents américains la possibilité de marquer la vie politique sur le long terme en sélectionnant des juges de leur tendance politique. L’avantage va actuellement aux républicains, puisque 5 des 9 membres de la Cour suprême ont été nommés par Ronald Reagan, George Bush Sr., ou George Bush Jr. Ce qui aide à cerner la surprise qu'a provoqué la décision prise jeudi dernier par la cour sur l’Obamacare.


Seulement, la composition actuelle de la Cour va sans doute être rapidement appelée à évoluer, puisqu’étant l’une des plus âgées depuis les années 1930. Il est impossible de savoir quand le prochain remplacement aura lieu, mais le fait que 4 des 9 juges de la Cour aient plus de 70 ans ajoute indéniablement de l’intérêt à la prochaine élection présidentielle.


Parmi ces quatre juges, on compte deux progressistes (Ginsburg, 80 ans en 2013, et Breyer, bientôt 74 ans) et deux conservateurs (Scalia, 76 ans, et Kennedy, 75 ans). Si l’occasion leur était donnée de remplacer un juge du camp adverse, Barack Obama ou Mitt Romney pourraient influencer l’orientation politique de la Cour pour les trente prochaines années.


 

Selon l’article 3 de la Constitution, les juges doivent servir « until good behaviour », ce qui leur laisse la possibilité de démissionner. Mais il convient de ne pas le faire à n’importe quel moment, pour éviter de donner l’avantage au camp adverse. En 2005, la conservatrice Sandra Day O’Connor profitait de la réélection de George W. Bush pour retourner s’occuper de son mari malade. En 2009 et 2010, les juges progressistes Souter et Stevens ont profité de l’élection de Barack Obama pour se faire remplacer – après avoir attendu la fin du double mandat de Bush.


A cet égard, le pari de Ruth Bader Ginsburg est extrêmement risqué. Malgré un cancer du pancréas il y a trois ans, la juge progressiste semble vouloir rester au-delà de 2012, alors que Romney pourrait très bien remporter la prochaine, voire les deux prochaines élections présidentielles. Il est peu probable qu’elle résiste à deux administrations républicaines, soit jusqu’en 2021, l’année de son 88ème anniversaire.


En 1988, l’élection du républicain George Bush Sr. a contraint le célèbre juge progressiste Thurgood Marshall à reculer ses plans de retraite jusqu’à 1993, dans l’espoir de voir un démocrate élu. Mais usé et fatigué, le premier juge noir de l’histoire de la Cour suprême a dû démissionner trois ans plus tard, à 82 ans. Bush put alors sélectionner Clarence Thomas, le juge le plus conservateur de la Cour actuelle, donnant un avantage substantiel à son camp jusqu’à aujourd’hui.


Randall L. Kennedy, professeur à la faculté de droit de Harvard, suggérait récemment que Ginsburg ou Breyer se retirent avant l’élection de novembre pour permettre à Obama de sélectionner un ou deux juges plus jeunes qui pourront maintenir les forces du camp progressiste plus longtemps. Leur attente leur permet de peser plus longuement sur la Cour, tout comme elle présente un risque considérable pour leur camp si Romney devait s’emparer de la Maison-Blanche en novembre.

 

 

Pour Ginsburg et Breyer, l'été portera peut-être conseil. Avec le passage récent de l'Obamacare, le camp progressiste vient sans doute de remporter sa plus grande victoire à la Cour suprême depuis 1973 et la légalisation de l'avortement. Un argument suffisant pour qu'ils passent le relais ?

 


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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 14:37

 

 

 

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 07:15

http://www.fireandreamitchell.com/wp-content/gallery/scotus/justice-roberts-traitor.jpg

Le juge conservateur John Roberts, qui a voté pour le projet présidentiel avec les progressistes, a été la cible des insultes des républicains aussitôt le verdict de la Cour suprême annoncé.


 

La Cour suprême des Etats-Unis a validé hier la constitutionnalité de l’intégralité du plan de couverture maladie universelle de Barack Obama, y compris le controversé individual mandate. C’est sans conteste une grande victoire pour la Maison-Blanche, les démocrates ayant fait d’ « Obamacare » la signature législative principale du président. A seulement quatre mois de l’élection, comment son adversaire républicain Mitt Romney va-t-il pouvoir réagir ?

 

 

Le président Obama s’est retenu hier de toute effusion de joie dans son allocution au peuple américain. « La décision d’aujourd’hui est une victoire pour tous dans ce pays ; vos vies seront plus en sécurité grâce à cette loi et à la décision de la Cour suprême de confirmer sa constitutionalité », a dit Barack Obama. Mais dans la pratique, les démocrates ont gagné et les républicains ont perdu. En témoigne l’agitation des supporters et des critiques de la loi, massivement rassemblés devant le bâtiment de la Cour suprême hier à Washington.

 

Mais passée l’annonce, sujette à une confusion provoquée par une erreur de CNN, les analystes démocrates ont rapidement repris leur calme. Il existe en effet pour eux de nombreux motifs d’inquiétude : les arguments ne manquent pas pour montrer que la bataille n’en est peut-être qu’à ses débuts.

 

Premièrement, la prudence de la Maison-Blanche s’explique par le fait que la décision ne peut que galvaniser plus encore les républicains autour de leur candidat, Mitt Romney. Sorti vainqueur des primaires sans panache, l’ancien gouverneur du Massachusetts pourra visiblement compter sur une participation massive de son électorat en novembre. Déjà, hier, sa campagne a levé 300.000 dollars dans les deux heures ayant suivi le verdict de la plus haute cour juridictionnelle américaine.

 

Plus inquiétant encore pour le président, les électeurs centristes qui décideront du sort de l’élection dans des Etats-clés comme la Floride, l’Ohio ou la Virginie n’ont jamais été séduits par Obamacare. Malgré des portions très populaires dans le texte de la loi, sa pierre angulaire, le « mandat individuel », n’est approuvé que par 30% des Américains. Les républicains ne manqueront pas de souligner ce point dans leur campagne de publicités négatives à venir, laquelle s’annonce aussi massive que féroce grâce à l’appui des SuperPACs.

 

 

Avec cette bataille du message politique commence officiellement la campagne présidentielle. Les républicains feront valoir avec force à la majorité d’Américains qui sont en désaccord avec la loi sur la santé que leur dernier recours pour empêcher son application est de voter pour Mitt Romney. Dans une démarche symbolique, la majorité républicaine à la Chambre des représentants votera le 11 juillet pour l’abolition du plan de couverture-santé universelle.

 

Aucune surprise donc à voir Mitt Romney se précipiter, seulement une heure après le verdict, vers les caméras de télévision pour mettre en avant le contraste entre le président et lui-même. « La seule solution pour se débarrasser d’Obamacare est de se débarrasser du président Obama », a déclaré le candidat mormon.

 

Dans la pratique, les choses sont un peu plus compliquées. En effet, il faudrait aux républicains remporter la Maison-Blanche et le Sénat, ainsi que conserver leur majorité à la Chambre en novembre pour espérer agir sur Obamacare. Une réelle possibilité aujourd’hui, puisque les sondages entre Obama et Romney montrent un net resserrement entre les deux candidats. Même tendance entre les deux partis pour le contrôle du Sénat.

 

 

Le jugement de la Cour suprême a sans conteste apporté une dimension dramatique à la campagne présidentielle. En novembre, les Américains auront devant eux deux solutions bien distinctes : un plan de santé universel ou… Rien. Malgré le slogan « Abolir et remplacer », Romney n’a pas encore expliqué quelle solution alternative à Obamacare il mettrait en place s’il entrait à la Maison-Blanche. Ce qui pourrait se révéler très problématique pour les républicains.

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 08:00

http://talkingpointsmemo.com/images/Obama-May-5-660-360.jpg

Le président a formellement lancé sa campagne dans l'Ohio en mai dernier (Photo AP)

 

 

Tel le rendez-vous principal des primaires américaines, le « Super Mardi » (Super Tuesday), la journée de demain, jeudi, aura quasiment la valeur d’un test électoral pour Barack Obama. Les développements de l’affaire Holder et la décision de la Cour suprême sur la réforme de la santé du président, à quatre mois de l’élection, pourraient marquer un tournant de la campagne électorale.



Jeudi après-midi se tiendront à la Chambre des représentants les auditions qui détermineront si l’administration Obama a outrepassé ses pouvoirs dans l’affaire dite « Fast and Furious ». A la demande des républicains, au contrôle de la Chambre basse du Congrès, le ministre de la Justice Eric Holder devra répondre de la couverture apportée par le gouvernement américain à un trafic d’armes organisé à la frontière mexicaine. Les républicains exigent d’Holder qu’il dévoile des documents classés confidentiels pour prouver que les démocrates ont les mains propres.


Ces derniers se défendent de toute irrégularité en faisant valoir que ces documents sont soumis au secret présidentiel, une prérogative légale de l’exécutif américain. L’exemple de l’opération menée en mai 2011 par les NavySEALS pour éliminer Oussama Ben Laden, dans la discrétion la plus absolue, ne manquera pas d’être mentionné par Holder dans sa défense.


Avec le concours de rares démocrates ayant d’ores et déjà annoncé leur volonté de sanctionner l’administration Obama, le vote devrait suivre les lignes partisanes et donc permettre la victoire des républicains. Si ceux-ci obtenaient gain de cause, leur candidat à la présidentielle, Mitt Romney, bénéficierait d’un argument de poids pour arguer de l’échec de la présidence Obama.

 


Dans l’autre point fort de la journée de jeudi, la Cour suprême rendra son verdict sur la constitutionnalité de la réforme de la santé du président, dite « Obamacare ». Objet de multiples recours dans des juridictions locales contrôlées par des conservateurs, l’Affordable Care Act de 2010 se voit notamment reprocher le non-respect du 10e Amendement à la Constitution, sur les droits des Etats fédérés par rapport à l’Etat fédéral, et un excès tacite de la « Commerce Clause » du Premier Article de la Constitution - avec la possibilité pour le Congrès d’obliger les citoyens à souscrire à une assurance privée (individual mandate).


La Cour suprême aura trois solutions devant elle. Soit elle décide de déclarer l’intégralité de la loi conforme à la Constitution, soit elle décide d’invalider le mandat individuel mais de laisser le reste de la loi intacte, soit elle décide d’invalider l’intégralité de la loi.


Les deux derniers cas de figure, en même temps qu’ils sont les plus probables, joueraient largement en faveur des républicains. Opposé à Barack Obama en novembre, Mitt Romney aura libre cours de reprocher au président d’avoir outrepassé ses pouvoirs en privilégiant la volonté de Washington sur celle des Etats fédérés et des citoyens.


Une validation intégrale de la loi n’est pas impossible, mais plutôt difficile à imaginer dans une cour dominée par les conservateurs. Deux juges en particulier, Anthony Kennedy et John Roberts, le Chief Justice, auront une influence déterminante sur l’issue du vote. Peu d’experts imaginent Roberts faire front avec les quatre juges progressistes pour valider Obamacare, ce qui fait de Kennedy le seul espoir de l’administration en place de valider tout ou partie de sa loi sur un vote de 5-4.



Alors qu'il est en ballotage défavorable dans les sondages par rapport aux normes historiques pour un président sortant, il est capital pour Barack Obama d’obtenir de bonnes nouvelles demain. Sans quoi son « Super Thursday » pourrait tourner en un Super Jeudi pour son adversaire Mitt Romney.

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 04:19

L'état de la course au 27 juin 2012, après la primaire de l'Utah*.

Course-del-27-juin.jpg

*Source : The Associated Press.

Le décompte est approximatif étant donné que la plupart des délégués attribués lors des caucus ne sont pas contraints de soutenir un candidat(non-binding caucuses) avant les conventions des Etats concernés. Le processus s'achèvera durant l'été.


En outre, le total de délégués de chaque candidat tient compte des "super-délégués" (environ 10% des délégués nécessaires pour l'emporter), cadres du Parti républicain qui sont libres de choisir le candidat de leur choix lors de la Convention nationale républicaine du mois d'août.


PLAT 1

 

 

 

                                                                                                                         Portrait fond noir dégradé

 

"L'Amérique de Mitt Romney", la seule

biographie non-anglophone sur le candidat

républicain à la présidentielle de 2012.

par Soufian ALSABBAGH

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