11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 08:18

 

Mitt Romney a officiellement choisi son colistier et annoncera le nom de son running mate avant la Convention nationale républicaine de Tampa (Floride), qui aura lieu du 27 au 30 août. Chaque jour cette semaine, retrouvez le profil de deux candidats à la vice-présidence des Etats-Unis. Leurs avantages, leurs inconvénients, ainsi que leurs chances d'être sélectionnés, notamment selon les prédictions du site de paris politiques Intrade, seront ici passés à la loupe.

 

Aujourd'hui, focus sur Kelly Ayotte, sénatrice du New Hampshire, et Chris Christie, gouverneur du New Jersey.


 

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KELLY AYOTTE

 

44 ans

Sénatrice du New Hampshire

Mariée, deux enfants                                                                                  

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LES PLUS

- Elue en 2010 grâce à la vague du Tea Party, Ayotte peut rassurer la droite du parti en contrebalançant le passé modéré de Romney.

 - A la marge, Ayotte est une femme : utile pour atténuer le gender gap qui ne cesse de se creuser en défaveur des républicains.

- Enfin, son Etat, le New Hampshire, est un swing-state qui, bien que d'un poids réduit, pourrait peser lourd en cas d'élection serrée.

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LES MOINS

- Relativement inexpérimentée sur la scène nationale, Ayotte est peu connue du public américain. Romney voudra sans aucun doute éviter l'effet de surprise catastrophique à la Palin en 2008.

- Elle a passé sa carrière dans les cours de justice américaines plutôt qu'à l'international ; le manque d'expérience en politique étrangère pourrait lui coûter cher au moment de la sélection. Romney a besoin de combler ses propres lacunes dans ce domaine.

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CHRIS CHRISTIE

 

49 ans

Gouverneur du New Jersey

Marié, quatre enfants                                                                                   

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LES PLUS

- Gouverneur d'un "Etat bleu", tout comme Romney, Christie est très populaire auprès des militants du Tea Party ainsi qu'au sein de l'establishment républicain.

- Christie est sans doute l'un des plus fidèles lieutenants de Romney, l'ayant soutenu très tôt dans la campagne des primaires. Il s'est déplacé sur le terrain à de nombreuses reprises pour soutenir le nominé de son parti.

- Chris Christie possède enfin une qualité essentielle que Romney n'a pas démontré pour le moment : la capacité à exciter les foules. Un pré-requis indispensable pour faire le plein de voix conservatrices en novembre.

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LES MOINS

- Christie ne jouit pas d'une expérience conséquente à l'échelle nationale, puisqu'il n'est gouverneur que depuis deux ans.

- Ses qualités oratoires peuvent facilement tourner à la boulette, le genre de mésaventure que Romney veut absolument éviter d'ici l'automne. Ce dernier s'est déjà distingué par ses prises de position maladroites par le passé, un aspect qu'il cherchera sans doute à gommer sur son "ticket".

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Sortie de La Nouvelle Droite Américaine le 30 août prochain 

Découvrez la couverture et le synopsis du livre en avant-première sur Twitter le samedi 21 juillet à 19H.     

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 09:47

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Romney veut "remplacer" Obamacare , mais n'a toujours pas proposé de plan de couverture-santé universel alternatif pour le faire (Photo AP)

 

 

Aujourd’hui, la majorité républicaine à la Chambre des représentants votera un texte proposant l’abolition de la réforme de la santé récemment approuvée intégralement par la Cour suprême des Etats-Unis. Une initiative symbolique, car n’ayant aucune chance d’entrer en vigueur. Mais une initiative symbolique, surtout, du plus grand danger qui menace Mitt Romney en novembre.


 

Il y a deux semaines, l’arrêt National Federation of Independent Business vs. Sebelius délivré par la Cour suprême sur « Obamacare » n’a pas suffi pour freiner l’entêtement des républicains. Les leaders républicains de la Chambre, John Boehner (OH) et Eric Cantor (VA), vont rassembler leur majorité autour d’un texte abolissant la réforme-phare du président Obama.


C’est une mesure largement symbolique, puisqu’il est impossible que l’abrogation prenne effet : il faudrait aux républicains la majorité dans les deux chambres du Congrès, plus le contrôle de la présidence pour éviter les écueils du régime présidentiel américain.


Pour autant, l’initiative est utile pour le Parti républicain, dans le but de poser les termes de la candidature de son nominé pour l’élection présidentielle de novembre, Mitt Romney. Grâce au vote d’aujourd’hui, les républicains veulent signifier aux électeurs qu’un vote Romney équivaut à l’abolition de l’Obamacare – sachant que, comme expliqué plus haut, la victoire de Romney à elle seule pourrait ne pas suffire pour y parvenir.


 

La posture du Parti républicain est logique étant donné que seulement 30% des Américains sont en accord avec la pièce centrale de la réforme, le mandat individuel. Cette provision requiert que les citoyens souscrivent à une assurance santé auprès des compagnies pharmaceutiques spécialisées. Pourtant, de nombreux autres pans de la loi sont très populaires, notamment la couverture des moins de 26 ans ou la fin de l’examen des conditions préexistantes pour obtenir une assurance-maladie.


Par conséquent, l’abolition totale de la loi est politiquement synonyme d’échec à moyen terme pour les républicains. Problème : Mitt Romney, leur chef de facto, est incapable de proposer une alternative crédible. Pour cause : la pierre angulaire de la réforme d’Obama, le mandat individuel, est originellement une idée républicaine.


Sachant le pays en crise et fortement endetté, Barack Obama a voulu jouer la carte de l’accord bipartisan en 2009 pour maximiser ses chances de faire avancer les choses. Dans les années 1990, les républicains ont proposé l’ « individual mandate » comme une alternative au « single payer mandate » à la française ou le « enterprise mandate » de Bill et Hillary Clinton. Le mandat individuel était l’alternative de droite, pro-business, aux deux autres solutions avancées par les démocrates.


En 2006, quand Mitt Romney fait adopter son propre plan de santé dans son Etat du Massachusetts, basé sur le mandat individuel, l’effort bipartisan est salué par tous, notamment côté républicain. En 2008, Jim DeMint, sénateur de Caroline du Sud, salue l’initiative de Romney en préconisant que sa réforme soit adoptée à l’échelle du pays.


Quatre ans plus tard, la schizophrénie du Part républicain, sous l’influence du Tea Party, est passée par là. Jim DeMint et consorts tirent à boulets rouges sur un projet présidentiel qu’ils ont promu vingt ans durant. La réforme « socialiste » est en vérité républicaine. L’hypocrisie du Parti républicain est totale ; au lieu de proposer, celui-ci n’a plus d’autre choix que de détruire.



Le phénomène est symptomatique d’un problème plus large encore qui menace la candidature de Romney en novembre : les républicains passent leur temps à critiquer Obama, sur tous les sujets, sans rien proposer au peuple américain. Et ce sont les conservateurs qui le disent : ce weekend, un éditorial paru dans le Wall Street Journal encourageait Romney à mettre en avant des solutions claires pour sortir le pays de la crise.


Les sondages montrent que Romney et Obama sont à égalité au niveau national, mais au vu des chiffres du chômage, Romney devrait largement mener le président sortant à l’heure qu’il est. Depuis les années 1930, aucun président sortant n’a été réélu avec un taux de chômage supérieur à 7,4% ; or, le chiffre dévoilé par le Department of Labor vendredi dernier était de 8,2%, sans espoir de reprise suffisamment forte à court terme pour remettre Obama dans la norme historique d’ici novembre.


Mais Obama possède toujours un avantage net dans les Etats-clés (swing-states) car il est plus aimé et plus connu des Américains que Romney. Surtout, Obama est force de proposition car il sait capitaliser sur les idées autrefois mainstream des républicains, aujourd’hui balayées par la radicalisation du leadership du parti. En témoignent ses annonces sur les hausses d’impôts en début de semaine, qui ont réussi à faire oublier au public les mauvais chiffres du chômage.


 

Romney n’a aucun intérêt à proposer quoique ce soit, puisque les sondages penchent de plus en plus en sa faveur. A l’évidence, sa stratégie défensive est suffisante pour gagner du terrain sur Obama, tant financièrement qu’électoralement. Mais qu’en sera-t-il en novembre ? A vouloir tout détruire, les républicains pourraient gâcher la meilleure chance de battre un président sortant depuis trente ans.

 


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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 10:09

http://supremecourthaiku.com/blog1/wp-content/uploads/2011/10/Supreme_Court_US_20101.jpg

Les neuf juges de la Cour suprême, en octobre 2010 (Photo AP)

 

 

A la lumière de la décision prise la semaine dernière par la Cour suprême concernant la constitutionalité du plan de santé de Barack Obama, l’économie, la politique étrangère ou les affaires sociales ne seront pas les seuls enjeux de l’élection de novembre. Vieillissante, la plus haute cour judiciaire des Etats-Unis pourrait connaître des départs dans les mois à venir – donnant soit à Barack Obama, soit à Mitt Romneyla possibilité d’offrir un avantage considérable à leur camp pour les décennies à venir.

 

 

Parmi les prérogatives du président des Etats-Unis, l’une des plus importantes est la nomination des juges de la Cour suprême. Celle-ci est composée de neuf membres choisis à vie, ce qui donne aux présidents américains la possibilité de marquer la vie politique sur le long terme en sélectionnant des juges de leur tendance politique. L’avantage va actuellement aux républicains, puisque 5 des 9 membres de la Cour suprême ont été nommés par Ronald Reagan, George Bush Sr., ou George Bush Jr. Ce qui aide à cerner la surprise qu'a provoqué la décision prise jeudi dernier par la cour sur l’Obamacare.


Seulement, la composition actuelle de la Cour va sans doute être rapidement appelée à évoluer, puisqu’étant l’une des plus âgées depuis les années 1930. Il est impossible de savoir quand le prochain remplacement aura lieu, mais le fait que 4 des 9 juges de la Cour aient plus de 70 ans ajoute indéniablement de l’intérêt à la prochaine élection présidentielle.


Parmi ces quatre juges, on compte deux progressistes (Ginsburg, 80 ans en 2013, et Breyer, bientôt 74 ans) et deux conservateurs (Scalia, 76 ans, et Kennedy, 75 ans). Si l’occasion leur était donnée de remplacer un juge du camp adverse, Barack Obama ou Mitt Romney pourraient influencer l’orientation politique de la Cour pour les trente prochaines années.


 

Selon l’article 3 de la Constitution, les juges doivent servir « until good behaviour », ce qui leur laisse la possibilité de démissionner. Mais il convient de ne pas le faire à n’importe quel moment, pour éviter de donner l’avantage au camp adverse. En 2005, la conservatrice Sandra Day O’Connor profitait de la réélection de George W. Bush pour retourner s’occuper de son mari malade. En 2009 et 2010, les juges progressistes Souter et Stevens ont profité de l’élection de Barack Obama pour se faire remplacer – après avoir attendu la fin du double mandat de Bush.


A cet égard, le pari de Ruth Bader Ginsburg est extrêmement risqué. Malgré un cancer du pancréas il y a trois ans, la juge progressiste semble vouloir rester au-delà de 2012, alors que Romney pourrait très bien remporter la prochaine, voire les deux prochaines élections présidentielles. Il est peu probable qu’elle résiste à deux administrations républicaines, soit jusqu’en 2021, l’année de son 88ème anniversaire.


En 1988, l’élection du républicain George Bush Sr. a contraint le célèbre juge progressiste Thurgood Marshall à reculer ses plans de retraite jusqu’à 1993, dans l’espoir de voir un démocrate élu. Mais usé et fatigué, le premier juge noir de l’histoire de la Cour suprême a dû démissionner trois ans plus tard, à 82 ans. Bush put alors sélectionner Clarence Thomas, le juge le plus conservateur de la Cour actuelle, donnant un avantage substantiel à son camp jusqu’à aujourd’hui.


Randall L. Kennedy, professeur à la faculté de droit de Harvard, suggérait récemment que Ginsburg ou Breyer se retirent avant l’élection de novembre pour permettre à Obama de sélectionner un ou deux juges plus jeunes qui pourront maintenir les forces du camp progressiste plus longtemps. Leur attente leur permet de peser plus longuement sur la Cour, tout comme elle présente un risque considérable pour leur camp si Romney devait s’emparer de la Maison-Blanche en novembre.

 

 

Pour Ginsburg et Breyer, l'été portera peut-être conseil. Avec le passage récent de l'Obamacare, le camp progressiste vient sans doute de remporter sa plus grande victoire à la Cour suprême depuis 1973 et la légalisation de l'avortement. Un argument suffisant pour qu'ils passent le relais ?

 


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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 14:37

 

 

 

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 07:15

http://www.fireandreamitchell.com/wp-content/gallery/scotus/justice-roberts-traitor.jpg

Le juge conservateur John Roberts, qui a voté pour le projet présidentiel avec les progressistes, a été la cible des insultes des républicains aussitôt le verdict de la Cour suprême annoncé.


 

La Cour suprême des Etats-Unis a validé hier la constitutionnalité de l’intégralité du plan de couverture maladie universelle de Barack Obama, y compris le controversé individual mandate. C’est sans conteste une grande victoire pour la Maison-Blanche, les démocrates ayant fait d’ « Obamacare » la signature législative principale du président. A seulement quatre mois de l’élection, comment son adversaire républicain Mitt Romney va-t-il pouvoir réagir ?

 

 

Le président Obama s’est retenu hier de toute effusion de joie dans son allocution au peuple américain. « La décision d’aujourd’hui est une victoire pour tous dans ce pays ; vos vies seront plus en sécurité grâce à cette loi et à la décision de la Cour suprême de confirmer sa constitutionalité », a dit Barack Obama. Mais dans la pratique, les démocrates ont gagné et les républicains ont perdu. En témoigne l’agitation des supporters et des critiques de la loi, massivement rassemblés devant le bâtiment de la Cour suprême hier à Washington.

 

Mais passée l’annonce, sujette à une confusion provoquée par une erreur de CNN, les analystes démocrates ont rapidement repris leur calme. Il existe en effet pour eux de nombreux motifs d’inquiétude : les arguments ne manquent pas pour montrer que la bataille n’en est peut-être qu’à ses débuts.

 

Premièrement, la prudence de la Maison-Blanche s’explique par le fait que la décision ne peut que galvaniser plus encore les républicains autour de leur candidat, Mitt Romney. Sorti vainqueur des primaires sans panache, l’ancien gouverneur du Massachusetts pourra visiblement compter sur une participation massive de son électorat en novembre. Déjà, hier, sa campagne a levé 300.000 dollars dans les deux heures ayant suivi le verdict de la plus haute cour juridictionnelle américaine.

 

Plus inquiétant encore pour le président, les électeurs centristes qui décideront du sort de l’élection dans des Etats-clés comme la Floride, l’Ohio ou la Virginie n’ont jamais été séduits par Obamacare. Malgré des portions très populaires dans le texte de la loi, sa pierre angulaire, le « mandat individuel », n’est approuvé que par 30% des Américains. Les républicains ne manqueront pas de souligner ce point dans leur campagne de publicités négatives à venir, laquelle s’annonce aussi massive que féroce grâce à l’appui des SuperPACs.

 

 

Avec cette bataille du message politique commence officiellement la campagne présidentielle. Les républicains feront valoir avec force à la majorité d’Américains qui sont en désaccord avec la loi sur la santé que leur dernier recours pour empêcher son application est de voter pour Mitt Romney. Dans une démarche symbolique, la majorité républicaine à la Chambre des représentants votera le 11 juillet pour l’abolition du plan de couverture-santé universelle.

 

Aucune surprise donc à voir Mitt Romney se précipiter, seulement une heure après le verdict, vers les caméras de télévision pour mettre en avant le contraste entre le président et lui-même. « La seule solution pour se débarrasser d’Obamacare est de se débarrasser du président Obama », a déclaré le candidat mormon.

 

Dans la pratique, les choses sont un peu plus compliquées. En effet, il faudrait aux républicains remporter la Maison-Blanche et le Sénat, ainsi que conserver leur majorité à la Chambre en novembre pour espérer agir sur Obamacare. Une réelle possibilité aujourd’hui, puisque les sondages entre Obama et Romney montrent un net resserrement entre les deux candidats. Même tendance entre les deux partis pour le contrôle du Sénat.

 

 

Le jugement de la Cour suprême a sans conteste apporté une dimension dramatique à la campagne présidentielle. En novembre, les Américains auront devant eux deux solutions bien distinctes : un plan de santé universel ou… Rien. Malgré le slogan « Abolir et remplacer », Romney n’a pas encore expliqué quelle solution alternative à Obamacare il mettrait en place s’il entrait à la Maison-Blanche. Ce qui pourrait se révéler très problématique pour les républicains.

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 08:00

http://talkingpointsmemo.com/images/Obama-May-5-660-360.jpg

Le président a formellement lancé sa campagne dans l'Ohio en mai dernier (Photo AP)

 

 

Tel le rendez-vous principal des primaires américaines, le « Super Mardi » (Super Tuesday), la journée de demain, jeudi, aura quasiment la valeur d’un test électoral pour Barack Obama. Les développements de l’affaire Holder et la décision de la Cour suprême sur la réforme de la santé du président, à quatre mois de l’élection, pourraient marquer un tournant de la campagne électorale.



Jeudi après-midi se tiendront à la Chambre des représentants les auditions qui détermineront si l’administration Obama a outrepassé ses pouvoirs dans l’affaire dite « Fast and Furious ». A la demande des républicains, au contrôle de la Chambre basse du Congrès, le ministre de la Justice Eric Holder devra répondre de la couverture apportée par le gouvernement américain à un trafic d’armes organisé à la frontière mexicaine. Les républicains exigent d’Holder qu’il dévoile des documents classés confidentiels pour prouver que les démocrates ont les mains propres.


Ces derniers se défendent de toute irrégularité en faisant valoir que ces documents sont soumis au secret présidentiel, une prérogative légale de l’exécutif américain. L’exemple de l’opération menée en mai 2011 par les NavySEALS pour éliminer Oussama Ben Laden, dans la discrétion la plus absolue, ne manquera pas d’être mentionné par Holder dans sa défense.


Avec le concours de rares démocrates ayant d’ores et déjà annoncé leur volonté de sanctionner l’administration Obama, le vote devrait suivre les lignes partisanes et donc permettre la victoire des républicains. Si ceux-ci obtenaient gain de cause, leur candidat à la présidentielle, Mitt Romney, bénéficierait d’un argument de poids pour arguer de l’échec de la présidence Obama.

 


Dans l’autre point fort de la journée de jeudi, la Cour suprême rendra son verdict sur la constitutionnalité de la réforme de la santé du président, dite « Obamacare ». Objet de multiples recours dans des juridictions locales contrôlées par des conservateurs, l’Affordable Care Act de 2010 se voit notamment reprocher le non-respect du 10e Amendement à la Constitution, sur les droits des Etats fédérés par rapport à l’Etat fédéral, et un excès tacite de la « Commerce Clause » du Premier Article de la Constitution - avec la possibilité pour le Congrès d’obliger les citoyens à souscrire à une assurance privée (individual mandate).


La Cour suprême aura trois solutions devant elle. Soit elle décide de déclarer l’intégralité de la loi conforme à la Constitution, soit elle décide d’invalider le mandat individuel mais de laisser le reste de la loi intacte, soit elle décide d’invalider l’intégralité de la loi.


Les deux derniers cas de figure, en même temps qu’ils sont les plus probables, joueraient largement en faveur des républicains. Opposé à Barack Obama en novembre, Mitt Romney aura libre cours de reprocher au président d’avoir outrepassé ses pouvoirs en privilégiant la volonté de Washington sur celle des Etats fédérés et des citoyens.


Une validation intégrale de la loi n’est pas impossible, mais plutôt difficile à imaginer dans une cour dominée par les conservateurs. Deux juges en particulier, Anthony Kennedy et John Roberts, le Chief Justice, auront une influence déterminante sur l’issue du vote. Peu d’experts imaginent Roberts faire front avec les quatre juges progressistes pour valider Obamacare, ce qui fait de Kennedy le seul espoir de l’administration en place de valider tout ou partie de sa loi sur un vote de 5-4.



Alors qu'il est en ballotage défavorable dans les sondages par rapport aux normes historiques pour un président sortant, il est capital pour Barack Obama d’obtenir de bonnes nouvelles demain. Sans quoi son « Super Thursday » pourrait tourner en un Super Jeudi pour son adversaire Mitt Romney.

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 04:19

L'état de la course au 27 juin 2012, après la primaire de l'Utah*.

Course-del-27-juin.jpg

*Source : The Associated Press.

Le décompte est approximatif étant donné que la plupart des délégués attribués lors des caucus ne sont pas contraints de soutenir un candidat(non-binding caucuses) avant les conventions des Etats concernés. Le processus s'achèvera durant l'été.


En outre, le total de délégués de chaque candidat tient compte des "super-délégués" (environ 10% des délégués nécessaires pour l'emporter), cadres du Parti républicain qui sont libres de choisir le candidat de leur choix lors de la Convention nationale républicaine du mois d'août.


PLAT 1

 

 

 

                                                                                                                         Portrait fond noir dégradé

 

"L'Amérique de Mitt Romney", la seule

biographie non-anglophone sur le candidat

républicain à la présidentielle de 2012.

par Soufian ALSABBAGH

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 04:16

Les Etats remportés par chacun des candidats au27 juin 2012, après la primaire de l'Utah*.

Carte-Etats-Primaires-Republicaines-11-mars-copie-1.gif

*Sont indiqués pour chaque Etat le nombre de délégués en jeu, des données propres au Parti républicain et qui diffèrent de l'élection générale (chiffres de l'Associated Press).


Pour plus de détails sur le nombre de délégués remportés par chaque candidat : Nomination républicaine 2012, la course aux délégués.


Pour consulter la liste des Etats votant prochainement : Le calendrier complet des primaires républicaines de 2012.


PLAT 1

 

 

 

                                                                                                                         Portrait-Soufian-Alsabbagh.jpg

 

"L'Amérique de Mitt Romney", la seule

biographie non-anglophone sur le candidat

républicain à la présidentielle de 2012.

par Soufian ALSABBAGH

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 04:14
http://news.feetintwoworlds.org/wp-content/uploads/2010/08/Republican-Logo.jpg

Six mois durant, les 50 Etats américains s'exprimeront tour à tour pour choisir le nominé républicain qui affrontera le président Barack Obama lors de l'élection générale du mardi 6 novembre 2012. De l'Iowa, le mardi 3 janvier, à l'Utah, le mardi 26 juin, une vingtaine de millions d'électeurs se déplaceront aux urnes pour participer aux primaires du parti de l'éléphant.


Les règles du jeu sont très simples : 2.286 délégués étant en jeu, le candidat qui obtient 1.144 délégués, ou plus, sera investi à la Convention nationale républicaine de Tampa (FL), qui aura lieu du 27 au 30 août 2012.


Si la course devait être jouée très rapidement, comme il est de coutume côté républicain, alors les derniers Etats voteraient "pour du beurre", car un seul candidat resterait en lice pour réclamer aux délégués républicains la nomination du parti. Si un duel au long cours devait avoir lieu, alors les primaires qui clôtureront la première partie de l'année électorale américaine prendront une importance considérable.


Le tableau ci-dessous dresse un calendrier complet des primaires et caucus du parti de l'éléphant pour 2012.

 

 

JANVIER 2012 – 4 Etats – 115 délégués en jeu

 

1.

Mardi 3 Janvier

Iowa

28 délégués

2.

Mardi 10 Janvier

New Hampshire

12 délégués*

3.

Samedi 21 Janvier

Caroline du Sud

25 délégués (TAV)*

4.

Mardi 31 Janvier

Floride

50 délégués (TAV)*

 

 

FEVRIER 2012 – 6 Etats – 187 délégués en jeu

5.

Samedi 4 Février

Nevada

28 délégués

6.

Mardi 7 Février

Colorado

36 délégués

(76 délégués en jeu)

Minnesota

40 délégués

8.

Samedi 11 Février

Maine

24 délégués

9.

Mardi 28 Février

Michigan

30 délégués*

 

(59 délégués en jeu)

Arizona

29 délégués (TAV)*

 

 

MARS 2012 – 19 Etats –  823 délégués en jeu

11.

Samedi 3 Mars

Washington

43 délégués

12.

Mardi 6 Mars

 

« Super Mardi »

 

(437 délégués en jeu)

Alaska

27 délégués

 

Géorgie

76 délégués (TAV)

 

Idaho

32 délégués (TAV)

 

Massachusetts

41 délégués

 

Dakota du Nord

28 délégués

 

Oklahoma

43 délégués

 

Tennessee

58 délégués

 

Ohio

66 délégués

 

Vermont

17 délégués (TAV)

 

Virginie

49 délégués

22.

Samedi 10 Mars

Kansas

40 délégués

Wyoming

29 délégués

24.

Mardi 13 Mars

Alabama

50 délégués

(107 délégués en jeu)

Hawaii

20 délégués

Mississippi

37 délégués

27.

Samedi 17 Mars

Missouri

52 délégués

28.

Mardi 20 Mars

Illinois

69 délégués

29.

Samedi 24 Mars

Louisiane

46 délégués

 

 

AVRIL 2012 – 8 Etats – 329 délégués en jeu

30.

Mardi 3 Avril

« Primaires du Potomac » (98 dél.)

Maryland

37 délégués (TAV)

Washington, DC

19 délégués (TAV)

Wisconsin

42 délégués (TAV)

34.

Mardi 24 Avril

Connecticut

28 délégués (TAV)

 

« North-Eastern Swing »

(231 délégués en jeu)

Delaware

17 délégués (TAV)

New York

95 délégués (TAV)

Pennsylvanie

72 délégués

Rhode Island

19 délégués

 

MAI 2012 – 7 Etats – 432 délégués en jeu

38.

Mardi 8 Mai

Indiana

46 délégués (TAV)

(132 délégués en jeu)

Caroline du Nord

55 délégués

Virginie Occidentale

31 délégués (TAV)

41.

Mardi 15 Mai

(64 délégués en jeu)

Nebraska

35 délégués

Oregon

29 délégués

43.

Mardi 22 Mai

(81 délégués en jeu)

Arkansas

36 délégués

Kentucky

45 délégués

45.

Mardi 29 Mai

Texas

155 délégués

JUIN 2012 – 7 Etats – 405 délégués en jeu

46.

Mardi 5 Juin

 

(299 délégués en jeu)

Californie

172 délégués (TAV)

Montana

26 délégués (TAV)

New Jersey

50 délégués (TAV)

Nouveau Mexique

23 délégués

Dakota du Sud

28 délégués

51.

Mardi 26 Juin

Utah

40 délégués (TAV)

Les caucus sont signalés par un fond jaunâtre, tandis que les primaires sont signalées par un fond verdâtre.


* Sont marqués d’une étoile les Etats qui se sont vus sanctionnés par le Parti républicain : ayant trop avancé la date de leur primaire, ils ont été privés de la moitié de leurs délégués.


La mention (TAV) indique un scrutin « winner takes all » (« tout au vainqueur »), où le candidat remportant le plus de voix empoche la totalité des délégués en jeu dans l’État (at-large), ou dans chaque district.


En gras sont indiqués les scrutins d’importance, que ce soir du fait de leur placement dans le calendrier ou leur important nombre de délégués.

PLAT 1

 

 

 

                                    Portrait fond noir dégradé

 

"L'Amérique de Mitt Romney", la seule

biographie non-anglophone sur le candidat

républicain à la présidentielle de 2012.

par Soufian ALSABBAGH

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 04:10

 

(Mis à jour le dimanche 5 février 2012)

 

Iowa, New Hampshire, Caroline du Sud, Floride et Nevada seront les cinq premiers Etats à voter, début 2012, pour choisir leur candidat à l'investiture du parti de l'éléphant. Celle-ci sera officiellement délivrée fin août 2012, avant que ne s'engage la campagne générale contre le président démocrate Barack Obama.


Il est de coutume, côté républicain, que les primaires ne durent pas ; les Etats qui votent les premiers prennent donc une importance extrême, car ils influencent le choix des électeurs indécis qui s'expriment par la suite. Obtenir de bons résultats dans les cinq premiers Etats est une condition sine qua non pour remporter la nomination.


Le tableau ci-dessous propose un aperçu de l'état de la course, en fonction des sondages, dans les cinq premiers Etats à voter. En particulier, il convient de surveiller de près le nom des leaders dans l'Iowa et le New Hampshire, car depuis plus de trente ans, le duel pour l'investiture s'est toujours joué entre les vainqueurs du "Hawkeye State" et du "Granite State", quand ils étaient différents.



Mardi 3 Janvier 2012

Iowa (Caucus)

Spot Iowa

- 28 Délégués

- 6 Grands Electeurs

RESULTAT FINAL 2012

(122.225 suffrages exprimés)

RICK SANTORUM 24,6% (29.839)

Mitt Romney 24,5% (29.805)

Ron Paul 21,4% (26.036)

Newt Gingrich 13,3% (16.163)

Rick Perry 10,3% (12.557)

Michele Bachmann 5% (6.046)

Résultats 2008 (34 délégués)

Répartition %votes / délégués

Mike Huckabee 34,5% / 17

Mitt Romney 25,2% / 12

Fred Thompson 13,4% / 0

John McCain 13% / 3

Ron Paul 9,9% / 2

Rudy Giuliani 3,4% / 0




Mardi 10 Janvier 2012

New Hampshire (Primaire)

Spot NH

- 12 Délégués

- 4 Grands Electeurs

RESUTLAT FINAL 2012

(248.448 sufrages exprimés)

MITT ROMNEY 39,3% (97.591) - 7 délégués

Ron Paul 22,9% (56.872) - 3 délégués

Jon Huntsman 16,9% (41.964) - 2 délégués

Newt Gingrich 9,4% (23.421)

Rick Santorum 7% (23.405)

Rick Perry 0,7% (1.764)

Résultats 2008 (12 délégués)

Répartition %votes / délégués

John McCain 37,7% / 7

Mitt Romney 32,2% / 4

Mike Huckabee 11,4% / 1

Rudy Giuliani 8,7% / 0

Ron Paul 7,8% / 0

Fred Thompson 1,2% / 0

Samedi 21 Janvier 2012

Caroline du Sud (Primaire)

Spot South Carolina

- 25 Délégués (Tout au vainqueur)

- 9 Grands Electeurs

RESULTAT FINAL 2012

(601.171 suffrages exprimés)

NEWT GINGRICH 40,5% (243.151) - 23 délégués

Mitt Romney 27,8% (167.278) - 2 délégués

Rick Santorum 17% (102.053)

Ron Paul 13% (77.994)

Herman Cain 1,1% (6.326)

Rick Perry 0,4% (2.495)

Résultats 2008 (24 délégués)

Répartition %votes / délégués

John McCain 33,2% / 18

Mike Huckabee 29,9% / 6

Fred Thompson 15,6% / 0

Mitt Romney 15,3% / 0

Ron Paul 3,6% / 0

Rudy Giuliani 2,2% / 0




Mardi 31 Janvier 2012

Floride (Primaire)

Spot Florida

- 50 Délégués (Tout au vainqueur)

- 29 Grands Electeurs

RESULTAT FINAL 2012

(1.669.462 suffrages exprimés)

MITT ROMNEY 46,4% - 50 délégués

Newt Gingrich 31,9%

Rick Santorum 13,3%

Ron Paul 7%

Rick Perry 0,4%

Jon Huntsman 0,4%


Résultats 2008 (57 délégués)

 Répartition %votes / délégués

John McCain 36% / 57

Mitt Romney 31% / 0

Rudy Giuliani 14,7% / 0

Mike Huckabee 13,5% / 0

Ron Paul 3,2% / 0

Fred Thompson 1,2% / 0

Samedi 4 Février 2012

Nevada (Caucus)      

Spot-Nevada.jpg

- 28 Délégués

 - 6 Grands Electeurs

RESULTAT FINAL 2012

(16.650 suffrages exprimés)

 MITT ROMNEY 42,6% - 11 délégués

Newt Gingrich 26% - 3 délégués

Ron Paul 18,4% - 2 délégués

Rick Santorum 13% - 1 délégué



Résultats 2008 (31 délégués)

Répartition %votes / délégués

Mitt Romney 51,1% / 18

Ron Paul 13,7% / 4

John McCain 12,8% / 4

Mike Huckabee 8,2% / 2

Fred Thompson 7,9% / 2

Rudy Giuliani 4,3% / 1

PLAT 1

 

 

 

                                                                                                                         Portrait fond noir dégradé

 

"L'Amérique de Mitt Romney", la seule

biographie non-anglophone sur le candidat

républicain à la présidentielle de 2012.

par Soufian ALSABBAGH

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