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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 08:20

 

 

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 09:33

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Mitt Romney donne son discours de défaite, le 7 novembre 2012 à Boston (Massachussetts) (C. Dharapak/AP/SIPA)

 

 

La défaite de Mitt Romney face à Barack Obama à la présidentielle américaine n'est pas uniquement conjoncturelle. Elle est aussi et surtout structurelle, eu égard à l'architecture actuelle du Parti républicain.


Ce dernier a poursuivi année après année sa radicalisation, rendant la victoire très difficile pour son candidat en 2012. A présent, une vraie réflexion doit être engagée du côté républicain : que faire de ce parti ?

 

La droitisation fonctionne bien pour mobiliser pendant une campagne, le temps des primaires, mais nettement moins dans une élection nationale. Parler du viol et de l'avortement en les termes employés par l'équipe de Mitt Romney, c'est insupportable pour toute une frange de la population, notamment les électeurs centristes.


Selon les premiers sondages sortis des urnes, le vote des femmes penche en faveur de Barack Obama avec 12 points d'avance. Plus encore chez les Latinos : + 40 points ! Les démocrates disposent d'un collège électoral beaucoup plus large, cela s'est vu dès le début de la soirée électorale mardi.

 

Les républicains font donc face à un problème démographique notoire. Ils ont perdu quatre des six dernières grandes élections, même cinq si l'on compte le vote populaire pour Al Gore en 2000.


Depuis 1988, qu'ils aient gagné ou perdu une présidentielle, ils n'ont jamais recueilli plus de 287 votes de grands électeurs (le curseur de la victoire s'établissant à 270). En comparaison, quand les démocrates gagnent, c'est systématiquement avec 300 à 330 voix.


Si le parti républicain continue sur sa pente actuelle, il ne gagnera jamais une élection nationale.

 

Les résultats pour les élections du Congrès – puisque les Américains votaient également mardi pour renouveler leur Chambre des représentants et une partie du Sénat – viennent renforcer ce constat. Cela fait deux fois que les républicains ratent l'obtention de la majorité au Sénat. C'est le prix à payer pour avoir envoyé des candidats imbéciles – il faut le dire – comme Todd Akin, qui arguait en campagne qu'une femme ne pouvait pas tomber enceinte après "un véritable viol".


Le parti républicain américain doit revoir sa structure et sa stratégie. Il y a un problème de raison dans son positionnement au sein d'une Amérique qui change. La campagne de Mitt Romney n'a pas été mauvaise. Il a certes fait quelques gaffes, mais a été bon dans les débats. Le problème ne se situe pas là, mais dans la base même de son parti.


Les républicains doivent se remettre en question, et ma crainte, pour le bien du système politique américain, qui a besoin de bipartisme, est qu'ils ne le fassent pas.

 

 

Propos receuillis par Hélène Decommer, du Plus du Nouvel Observateur. Article paru le 7 novembre 2012.

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 09:19

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John Boehner, président républicain de la Chambre des représentants, le 21 décembre 2012 (J. Scott Applewhite/AP/SIPA)

 

 

 

La situation que vivent actuellement les Etats-Unis avec ce "mur budgétaire" imminent s'apparente à un jeu de rôle absolument fascinant. Pour bien la comprendre, il est capital de saisir que l'enjeu n'est pas tant économique que politique. Un tiers des sénateurs joue sa réélection en 2014. Et parmi eux, une dizaine de républicains pour qui l'impôt est une hantise.

 

 

Qu'ils soient démocrates ou républicains, les sénateurs américains chargés de régler la question du "mur budgétaire" veillent avant tout à leur intérêt personnel. Chacun joue sa réélection dans son propre Etat. Aux Etats-Unis, le chef de la majorité au Sénat a moins de pouvoir qu'en France, car il y a moins de solidarité parlementaire, les sénateurs étant plus indépendants que chez nous.

 

En 2014, un tiers du Sénat américain va être renouvelé. Les sénateurs démocrates concernés se trouvent dans des États traditionnellement républicains, ils ont donc tout intérêt à se placer sur une ligne centriste, pour se rapprocher de l'électorat à tendance traditionnelle. Leurs opposants républicains, quant à eux, sont élus dans des Etats déjà clairement républicains. Ils auront donc tout intérêt à rester sur une ligne dure, pour ne pas risquer de voir émerger des challengers plus à droite qu'eux, bénéficiant du soutien du Tea Party et des grands financiers opposés à l'impôt.

 

Les républicains n'ont donc aucun avantage à trouver un deal avec les démocrates. S'ils le font, leurs électeurs leur tourneront le dos. Et finalement, c'est une petite minorité d'une dizaine d'élus républicains qui bloque le processus de négociation sur le "mur budgétaire".

 

 

Les républicains sont traditionnellement opposés à l'impôt, dont ils n'ont pas voté de hausse depuis 1990. C'est un problème majeur, car une politique fiscale est faite pour être adaptée au climat économique d'un pays. 

 

La ligne de Barack Obama, c'est de dire que même en période de crise, les Américains les plus riches peuvent payer davantage, avec pour objectif de résorber la dette. Mais pour les républicains, l'impôt est une entrave à la liberté économique et donc un frein à la croissance.

 

Ainsi, l'imposition à 39,6% des revenus supérieurs à 250.000 dollars par an proposée par Obama, même si elle n'a pas un impact économique démesuré, est refusée par les républicains. John Boehner, leur chef à la Chambre, a tenté une concession ces derniers jours en proposant une taxation pour les revenus supérieurs à un million de dollars. Même cela, il n'a pas réussi à le faire passer auprès de son camp. Étant entendu que son poste de président de la Chambre (Speaker) est remis en cause le 3 janvier 2013, on peut imaginer qu'il n'a pas poussé l'effort trop loin.

 

 

Dans ces conditions, les démocrates préfèrent foncer dans le mur (budgétaire) pour pouvoir accuser ensuite les républicains d'avoir plongé le pays dans l'impasse.  Ils n'auront pas tout à fait tort.

 

Ce qu'on peut vraisemblablement imaginer, c'est que les démocrates vont proposer un accord a minima, qu'ils soumettront d'abord au Sénat, où ils ont la majorité, puis seulement après à la Chambre des représentants. A ce moment-là, deux scénarios possibles : soit les républicains votent le texte, soit ils le rejettent et le pays plongera dans un "précipice budgétaire", avec hausse d'impôt et coupes dans le budget automatiques.

 

Dans les deux cas, les républicains seront perdants. Mais Barack Obama le sera aussi si le second scénario advient : le PIB des États-Unis reculera de 0,5 % en 2013 et le taux de chômage passera de 7,7% à 9,1 % (chiffres du CBO).

 

 

Propos recueillis par Hélène Decommer, du Plus du Nouvel Observateur. Article paru le 31 décembre 2012. 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 07:59

 

 

EVENEMENT

Emission spéciale sur les élections américaines

Diffusée le 02/11/2012 
Durée : 44 minutes

Romney ou Obama ? Qui sortira vainqueur de l'élection présidentielle ? Qui est sorti vainqueur des trois débats télévisés ? Retour avec Perrine Tarneaud et ses invités sur ces oppositions médiatiques et les grands enjeux de la campagne américaine.

 

Source : http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 07:30

 

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 15:29

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Romney et Obama lors du deuxième débat présidentiel, le 16 octobre à New York (Photo Carolyn Kaster/AP/SIPA)

 


Cet article écrit à la première personne est l’occasion de ressortir la boule de cristal qui m’avait permis de pronostiquer la victoire de Mitt Romney lors des primaires républicaines dix-huit mois à l’avance. Une tendance nette est discernable dans les dernières consultations. Les experts et analystes américains donnent l’avantage à Barack Obama (63% sur InTrade, 77% sur BetFair, 78% pour Pinnacle, 86% pour FiveThirtyEight), tout comme les électeurs américains eux-mêmes (55% pensent qu’Obama va gagner, contre 38% pour Romney). Romney a été maître des sondages nationaux quasiment tout le mois d’octobre, tandis qu’Obama s’est solidement accroché à son avance dans les Etats-clés. Quelle issue au matin du 7 novembre ?


 

Le vote populaire dans un mouchoir de poche


Comme le montre l’agrégation des sondages réalisés depuis fin août, Obama a bénéficié d’un très bon mois de septembre dans les sondages réalisés nationalement. Romney a renversé la vapeur de façon brutale pendant la première moitié du mois d’octobre, avant de progressivement perdre du terrain. Aujourd’hui, Obama possède un point d’avance selon notre indicateur, et un demi-point d’avance selon la moyenne du site RealClearPolitics. En d’autres termes : le scrutin sera extrêmement serré.

 

snc 4 nov

 

Il est très probable qu’Obama perde de façon massive dans le Sud, effaçant la progression des démocrates dans cette région en 2008. Il y a quatre ans, Obama avait perdu 45%-54% dans cette région, et il est vraisemblable que l’on revienne vers des standards proches de ceux de 2004, quand Kerry y avait été battu 58%-42% par Bush. De surcroît, en 2008, le Sud comptait pour 32% de l’électorat américain : un poids démographique qui a encore augmenté, selon le recensement de 2010.


Outre le Sud, Romney a enregistré une progression très importante dans les Etats largement dominés par les démocrates : dans le Connecticut, dans l’Etat de New York, et même en Californie, Romney ne devrait avoir aucun mal à faire mieux que John McCain en 2008. Dans le Nord-Est et l’Ouest, le candidat républicain va ainsi s’assurer des marges beaucoup plus favorables dans le vote populaire – néanmoins insuffisantes pour capturer les votes électoraux qui décident du résultat.


Reste donc le Midwest. Obama s’y est imposé par 54%-44% en 2008, et il est improbable qu’il réitère une telle performance. Pour Romney, un score similaire à celui de Bush en 2004 dans la région (avantage 51%-48%) lui assurerait quasiment la victoire en termes de voix recueillies nationalement. Serait-elle suffisante pour lui permettre de l’emporter dans des Etats cruciaux comme l’Ohio ou l’Iowa ? Réponse mercredi matin – ou plus bas dans cet article.


Une victoire de Romney en termes de voix reste possible étant donné les sondages nationaux. Obama ne pourra pas reproduire son score de 2008 (52,9%-45,7%), mais il est relativement improbable qu’il perde le vote populaire et le collège électoral. Tout est donc possible dans l’espace de deux points de pourcentage, entre une victoire de Romney à 50,2%, une victoire d’Obama à 51,1%, ou une égalité quasi-parfaite sous les 50% pour le gagnant (par exemple 49,4% contre 49,7%). Seule certitude : Romney a besoin de la victoire en termes de voix pour obtenir une majorité au Collège électoral.


 

Collège électoral


Les choses se compliquent pour le candidat républicain. En regardant l’élection Etat par Etat, on peut s’apercevoir que le président Obama dispose d’un avantage conséquent. Cela explique sa position de favori pour la majorité des observateurs. Pour évaluer les chances de deux candidats, il s’agit donc d’examiner la situation Etat par Etat en se basant sur les résultats d’il y a quatre ans : la carte de 2008 répliquée en 2012 permettrait à Obama de l’emporter 359-179.


En considérant que des Etats resteront bleus (Californie, Rhode Island) et d’autres rouges (Oklahoma, Utah), Obama débute avec 217 Grands Electeurs, Romney avec 180. Le candidat qui franchit la barre des 270 Grands Electeurs est élu président des Etats-Unis.


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Les Etats qui repasseront au rouge


Parmi les Etats conquis en 2008 par le candidat démocrate, il ne fait aucun doute que l’Indiana (11 Grands Electeurs) retournera dans la colonne républicaine. Obama n’y a nullement fait campagne. Sa marge de victoire de 2008, d’un point seulement, ne lui permettra pas d’éviter un retour de Romney dans cet Etat à la fibre conservatrice.


Même cas de figure en Caroline du Nord (15 Grands Electeurs), où Obama a cessé de faire campagne de façon effective depuis la Convention démocrate de Charlotte, début septembre. Les militants du parti de l’âne y sont en surnombre, mais l’enthousiasme est côté républicain. 14.000 voix d’avance en 2008 ne seront pas suffisantes pour permettre à Obama de conserver cet Etat.


Dans l’Etat de Floride (29 Grands Electeurs), les équipes d’Obama clament que la victoire est encore possible, mais les sondages y sont défavorables au président depuis la mi-septembre. La présence d’Obama dans l’Etat jusqu’à la dernière minute prouve qu’il croit encore à la victoire, notamment grâce à son regain de forme dans les sondages depuis une semaine. Mais la Floride penche habituellement côté républicain, et la campagne solide de Romney devrait lui permettre de l’emporter.


En dépit de la moyenne RealClearPolitics qui donne actuellement la Virginie à Barack Obama, je vais contre l’avis des sondeurs en pronostiquant que Romney remportera la Virginie (13 Grands Electeurs), grâce à une forte mobilisation des zones rurales, notamment dans l’ouest de l’Etat, sensible au discours du candidat républicain sur le charbon.


Pareillement dans le Colorado (9 Grands Electeurs), où Obama s’était imposé de neuf points en 2008, et où la moyenne des sondages lui est encore légèrement favorable, je pense que Romney devrait être en mesure de l’emporter sur le fil. Le vote anticipé le place en position de force, et l’enthousiasme de 2008 est très altéré côté démocrate.


En additionnant les votes électoraux de ces cinq Etats sur la base du partage initial de 217-180, Romney s’approche très près de la victoire, avec un total de 257 Grands Electeurs.


Ob-ROm-217-257.jpg 

 

Les Etats qui resteront côté démocrate


En Pennsylvanie (20 Grands Electeurs), Romney a tenté un rush de dernière minute. Le candidat républicain peut s’appuyer sur la communauté du charbon, très importante dans le sud-ouest de l’Etat, tout autant que sur des scores a priori supérieurs à ceux de McCain dans les grandes villes de l’est. Mais l’avantage des démocrates y est trop important pour espérer un renversement de situation. Il en est de même dans le Minnesota et dans le Michigan, qui étaient peut-être exploitables pour les républicains si Romney s’y était attaqué plus tôt.


Le Nevada (6 Grands Electeurs) a été remporté de neuf points par Obama en 2008. La proportion croissante d’hispaniques empêche Romney d’y espérer la victoire, en dépit d’une forte mobilisation républicaine à venir. La faute à un discours droitier lors des primaires qui ne lui permettra pas de réitérer la performance de George W. Bush, qui s’y était imposé de trois points en 2004.


Dans le Wisconsin (10 Grands Electeurs), l’Etat du colistier de Romney, Paul Ryan, les républicains n’ont pas fait une campagne suffisamment intense pour espérer renverser la tendance. Pour sûr, Obama ne s’y imposera pas de 14 points comme en 2008, mais Romney n’a pas su exploiter la déception des démocrates, palpable lors de l’élection du Tea Partier Ron Johnson en 2010 au Sénat, ou du recall remporté en juin dernier par le gouverneur républicain Scott Walker.


Dans le New Hampshire (4 Grands Electeurs), les sondages ont parfois été favorables à Romney. Le candidat républicain y bénéficie d’une fibre locale, et nombreux sont ceux, au sein du parti de l’éléphant, qui pensent que Romney peut l’emporter, tout comme Bush l’avait fait en 2000. Mais Obama y a fait campagne activement depuis la mi-octobre et devrait être en mesure de conserver un léger avantage, notamment parmi les électeurs indépendants présents en masse.


Enfin, dans l’Iowa (6 Grands Electeurs), Etat indécis par excellence, Romney profitera d’une participation massive des zones rurales déjà acquises à McCain en 2008. Mais les sondages n’ont jamais montré une percée du républicain dans le « Hawkeye State », si bien que sa victoire, pas encore impossible, est néanmoins relativement improbable. Obama devrait l’emporter, quoique sur le fil du rasoir.


En partant de la répartition initiale des Etats, ajouter ces cinq Etats à la colonne démocrate mettrait Obama et Romney au coude-à-coude, 263-257 respectivement, aucun des deux candidats n’ayant franchi le cap fatidique des 270 Grands Electeurs. Il reviendra donc vraisemblablement à seul Etat, l’Ohio, de faire la décision.


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L’Ohio, faiseur de roi – encore…


Il y a deux semaines, j’avais exposé dans un article pour le Huffington Post les deux méthodes par lesquelles Romney pouvait gagner : passer par l’Ohio, ou ne pas passer par l’Ohio. Relativement simple, mais capital : à défaut d’être en bonne position dans le Wisconsin et dans l’Iowa, ou dans le Nevada, New Hampshire ou Pennsylvanie, ce sont les 18 Grands Electeurs du « Buckeye State » qui permettront de déterminer le nom du président américain pour les quatre prochaines années.


Remporté de 5 points par Obama en 2008, 51,5% contre 46,9%, l’Ohio a correctement prédit le vainqueur de la présidentielle depuis 1964, et tout indique que ce sera de nouveau le cas cette année. Plus significatif pour Romney, jamais un républicain n’est entré à la Maison-Blanche sans avoir remporté l’Ohio.


Les dernières moyennes des sondages RealClearPolitics donnent une avance de 2,9% à Obama, ce qui augure d’une avance moindre que celle de 2008. Mais Romney n’est jamais parvenu à passer devant Obama : il paye en tout état de cause son opposition au renflouement de l’industrie automobile lors de la crise de 2008, puisque ce secteur domine le nord-ouest de l’Etat.


Néanmoins, l’avantage du républicain dans le sud-est de l’Etat, dominé par l’industrie minière, peut lui permettre de compenser, tout comme la mobilisation massive des campagnes lui assurera sans doute un score supérieur à celui de McCain il y a quatre ans.


En 2004, George W. Bush avait entamé la dernière semaine de campagne en retard de 0,4% sur John Kerry, mais une mobilisation massive des chrétiens évangéliques lui avait permis de l’emporter de 2,1%, soit 118.000 voix.


Romney a besoin d’un retournement de situation au moins aussi important, et celui-ci est encore possible. Il faut s’attendre à un résultat au moins aussi serré que celui de 2004. Néanmoins, étant donné l’avance d’Obama dans les sondages, il est improbable que Romney, même en rendant une copie parfaite, puisse inverser la situation. 200.000 voix en Ohio – au maximum – vont donc permettre à Obama de décrocher un second mandat à la Maison-Blanche, avec une victoire par 281 Grands Electeurs contre 257 à Romney.


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Bilan


Puisque le ridicule ne tue pas, je vais me mouiller plus encore en essayant d’estimer la marge de victoire du candidat gagnant dans chaque Etat-clé. Le tableau ci-dessous indique la marge de victoire d’Obama en 2008, la moyenne actuelle des sondages, ainsi que mon pronostic.

 

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Rendez-vous au matin du mercredi 7 novembre pour découvrir le résultat…


Pour tout savoir sur l'élection présidentielle américaine de 2012
 
 
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L'Amérique de Mitt Romney, la seule biographie en français sur l'adversaire du président Barack Obama. 

La Nouvelle Droite Américaine : La radicalisation du Parti républicain à l'ère du Tea Party, à paraître chez Demopolis le 30 août prochain.

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 07:39

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Retrouvez François Durpaire et Soufian Alsabbagh tous les dimanches à 9H45 sur I>Télé

 

 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 23:37

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Mitt Romney et Barack Obama, la semaine dernière lors d'un dîner de charité à New York (Photo Reuters)

 

Article paru dans le Huffington Post le 24 octobre 2012.

 

On l'a déjà assez dit : l'élection présidentielle américaine n'est pas une course nationale, mais une course aux Grands Electeurs, formellement des "points" attribués Etat par Etat. Le Wyoming ou l'Alaska par exemple, du fait du faible poids de leur population, délivrent chacun 3 "points" ou Grands Electeurs, tandis que la Californie en délivre 55. Au total, 538 "points" sont sur la table ; le candidat qui parvient à en remporter une majorité, soit 270, devient président des Etats-Unis.

 
Si l'élection ne sera scellée que dans deux semaines, on sait d'ores et déjà que certains Etats voteront démocrate (New York, Illinois, Vermont) ou républicain (Oklahoma, Utah, Texas). Selon les estimations initiales de la course, Obama partirait avec un total de 247 Grands Electeurs à peu près acquis, contre 191 à Romney, répartis sur 43 Etats, plus le district de Columbia.

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Source : www.270towin.com

 

Les fondamentaux de l'élection portent donc à croire que la course ne se joue en réalité que dans sept Etats : le Colorado, l'Iowa, le Wisconsin, l'Ohio, la Virginie, la Caroline du Nord et la Floride, qui comptent à eux seuls pour 100 Grands Electeurs. Leur répartition entre les deux candidats, au lendemain de l'élection, déterminera le nom du futur président américain. La raison pour laquelle Obama est depuis le départ considéré comme favori est qu'il a un chemin beaucoup plus court à parcourir que Romney pour atteindre la barre des 270 Grands Electeurs : il ne lui suffit que de 23 Grands Electeurs sur les 100 encore en jeu pour l'emporter.


Sur la base des sondages actuels, dont la moyenne est publiée quotidiennement par le site Real Clear Politics, Romney est largement favori en Caroline du Nord (+5,6%). Le président a officiellement perdu tout espoir de gagner cet Etat puisque le "Tar Heel State" ne figure pas au programme de ses visites cette semaine. Romney semble également en avance de 2 points environ en Floride, soit une marge similaire à celle d'Obama en 2008 à la même époque - qui lui avait suffi pour écarter McCain. Enfin, la dynamique de Romney est positive dans le Colorado ou la Virginie, qui semblent ensuite les plus proches de la bascule.


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Source : Le site officiel de Soufian Alsabbagh, www.laquatriemevoie.fr

 

Par conséquent, si l'élection devait avoir lieu aujourd'hui, et les Etats se répartir comme sur le tableau ci-dessus, Obama s'imposerait au Collège Electoral, par 281 Grands Electeurs contre 257 pour Romney. Néanmoins, il suffirait à Romney de rattraper son déficit de 1,9% en Ohio pour renverser l'équilibre des forces au Collège Electoral : 263 Grands Electeurs pour Obama, battu, contre 275 pour Romney, élu.


Voici la raison pour laquelle l'Ohio est l'Etat le plus important de l'élection de 2012. Obama y jette toutes ses forces, avec une double visite du vice-président Biden et de lui-même hier. Romney, lors des deux dernières semaines, s'est rendu dans l'Etat à sept reprises, ce qui en dit long sur l'importance du "Buckeye State" pour le Républicain. Les sondages y ont toujours été plutôt favorables aux démocrates au cours de l'année 2012, mais un resserrement est palpable ces dernières semaines.


Par conséquent, Romney possède deux options pour gagner. La première est très simple : assiéger l'Ohio sans relâche en tentant de conserver ses gains récents dans le Colorado ou la Virginie. La seconde est plus compliquée : en supposant que les démocrates s'accrochent au Graal que représente l'Ohio, les républicains devraient emprunter une autre route pour trouver au moins 13 Grands Electeurs dans un ou plusieurs autres Etats (toujours en supposant que le Colorado et la Virginie tombent dans les mains de Romney).


Cela pourrait se faire avec une combinaison New Hampshire-Wisconsin (14 Grands Electeurs à eux deux) - un Etat gagné par Bush en 2000 et l'Etat d'attache du colistier de Romney, Paul Ryan. Cela pourrait se faire par une combinaison Iowa-Michigan (22 Grands Electeurs à eux deux) - un Etat gagné par Bush en 2000 et l'Etat de naissance de Romney. Troisième solution - mais il en existe de nombreuses autres : Romney pourrait se contenter de retirer la Pennsylvanie de la colonne démocrate (20 Grands Electeurs). Mais ce cas de figure est improbable puisque la Pennsylvanie est légèrement plus démocrate que l'Ohio, et que Romney n'aura visiblement pas le premier Etat sans le second.


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En arrachant le Wisconsin et le New Hampshire aux démocrates, tout en perdant l'Ohio, Romney serait élu avec 271 Grands Electeurs. (Source : www.270towin.com)

 

Toutes ces combinaisons sont relativement improbables puisque Romney apparaît plus en difficulté dans les sondages de ces Etats à l'heure actuelle. Néanmoins, elles ne sont pas impossibles, les chiffres y ayant légèrement fléchi en sa faveur au cours des dernières semaines (notamment dans le Nevada, dans le Wisconsin et en Pennsylvanie). En dépit d'un avantage financier important, grâce notamment au soutien de groupes financiers et autres lobbies extérieurs à sa campagne officielle, Romney aura du mal à combler un retard de trois points en deux semaines dans un Etat. Aussi pourrait-il être tenté par la solution la plus facile numériquement, mais lui laissant le moins de marge d'erreur : tout miser sur l'Ohio.

 

Le temps étant désormais plus que limité pour lui, Romney doit faire un choix très rapidement : jeter toutes ses forces dans le "Buckeye State", ou contourner l'Ohio et le laisser aux démocrates en investissant dans des Etats afférents a priori plus hostiles, mais peut-être un peu plus délaissés par Obama. Si la deuxième solution est préférée à la première, Romney devra affronter l'histoire : depuis 1964, aucun président n'a été élu sans remporter l'Ohio, et de tous les nominés républicains à la présidentielle américaine, pas un seul n'a été élu sans remporter le "Buckeye State".


Pour tout savoir sur l'élection présidentielle américaine de 2012
 
 
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L'Amérique de Mitt Romney, la seule biographie en français sur l'adversaire du président Barack Obama. 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 11:16

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Obama et Romney lors du dernier débat télévisé, le 22 octobre 2012 (Saul Loeb/AFP)

 


Il est toujours intéressant de regarder comment sont analysées les choses par la presse américaine et par la presse française. A l'issue de ce troisième et dernier débat entre Obama et Romney, le traitement est sensiblement différent. Alors que les médias français titrent sur la victoire d'Obama, les médias américains sont nettement moins formels : ils se montrent très critiques avec Romney, mais ne considèrent pas non plus qu'Obama a triomphé.

 

Même en supposant qu'Obama a dominé le débat de lundi, on peut se demander quel impact cela aura sur les sondages d'intention de vote. En effet, le candidat démocrate a eu beau emporter le deuxième débat, l'effet sur les sondages a été quasi nul.


A l'inverse, lorsque Mitt Romney avait dominé le premier débat, il avait gagné 3 points dans les sondages ! En termes de dynamique électorale, cette confrontation a été cruciale.


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Source : Real Clear Politics, 23 octobre 2012


Par ailleurs, le débat de lundi a probablement été le moins suivi des trois, dans la mesure où il concernait la politique étrangère, qui n'est pas la thématique passionnant le plus les Américains. En outre, il se déroulait en même temps que deux matches importants de football américain.


La question est donc plutôt de savoir si la prestation d'Obama lors du dernier débat peut endiguer la remontée de Romney dans les sondages. Réponse dans deux jours environ, lorsque les nouveaux sondages sur les intentions de vote seront connus.


On voit donc que depuis trois semaines, Mitt Romney remonte dans les sondages. Il parvient enfin à combler le "gender gap", c'est-à-dire à rallier un électorat féminin qui se montrait jusqu'à présent sceptique face à ses arguments belliqueux. Il a poli son discours.


Parallèlement, Barack Obama perd petit à petit les intentions de vote des "blue-collar workers", les ouvriers.


Ces positions respectives ont d'ailleurs trouvé leur illustration dans le débat de lundi : Obama avait l'attitude offensive de celui qui perd du terrain, Romney celle défensive de celui qui a de l'avance.

 

Globalement, les trois débats entre candidats à l'élection présidentielle américaine ont donc servi Mitt  Romney plus que Barack Obama. Deux lectures sont possibles :

 - Le candidat républicain a vraiment fait des prestations incroyables et convaincantes ;

 - C'est un juste retour des choses, un retour à la normale, après un gouffre très important creusé entre les deux candidats en septembre.


La seconde explication semble tout aussi valide que la première. En septembre, le candidat républicain avait énormément de retard dans les sondages, à cause de ses bourdes successives et du bon discours de la convention démocrate d'Obama. D'une certaine façon, il ne pouvait que remonter, son retard était presque mécanique.

 

A présent nous nous trouvons dans une élection très serrée, où les soutiens à l'un et l'autre des candidats sont presque égaux.


Il reste deux semaines de campagne et une chose est sûre : le combat va être acharné. Obama va se rendre dans sept Etats en deux jours. Romney, qui dispose de plus d'argent pour sa campagne, va en jeter là où il faut. La Floride et la Virginie semblent notamment basculer.


Trois Etats sont clés pour les démocrates et Mitt Romney ne manquera pas de s'y rendre pour tenter d'y faire la différence : l'Iowa, le Nevada et l'Ohio. 

 

Propos recueuillis par Hélène Decommer, du Plus du Nouvel Observateur. Article paru le 23 octobre 2012.


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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 19:07

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Mitt Romney et Barack Obama lors du deuxième débat présidentiel, le 16 octobre à Long Island (New York) (Photo A. Behar/SIPA)

 

 

Barack Obama a été meilleur dans le deuxième débat que lors du premier. Il a gagné ce débat d’une très courte tête, selon les premiers sondages, mais le candidat républicain s’était démarqué de manière plus exceptionnelle au cours de la première joute.

 

En décomposant ces échanges face à une audience de 82 Américains « indécis », on distingue clairement trois parties :

 

 

1. Avantage à Romney, le modéré


Mitt Romney a remis ses habits de « modéré » qu’il avait adoptés lors du premier débat, il s’en est plutôt bien sorti au départ. Il a réitéré le fait qu’il ne diminuerait pas les impôts pour les plus riches contrairement à ce que Barack Obama disait. Il a grandement insisté sur l’égalité hommes-femmes dans les salaires : aucun hasard, il sait qu’il a un important déficit chez les femmes et que c’est grâce à elles qu’il peut rattraper son retard. Mais en s’exprimant contre une contraception financée par des fonds fédéraux mais pour une contraception pour tous, c’est difficile de séduire une majorité de femmes. Il aura, cela dit, le soutien de femmes mariées sur ce point, qui forment une grande part de l’électorat féminin. Ensuite, lorsqu’a été évoqué George W. Bush, il a réussi à démontrer et surligner deux ou trois points qui le distanceraient du précédent président républicain, notamment concernant le déficit, les guerres et l’immigration.

 

 

2. Obama – Romney : égalité


Dans une deuxième partie, les candidats ont été plutôt à égalité : Barack Obama a fait quelques erreurs et Mitt Romney aussi. Concernant l’immigration, il n’a pas réussi à proposer un plan viable et il est tombé dans le piège d’Obama à propos du « DREAM Act » - un projet de loi proposé par les républicains en 2000 – et que Romney a prévu de ne pas adopter s’il obtenait la présidence, contrairement à Barack Obama qui a fait campagne sur ce point. 

 

A propos du « gun control », ni le président, ni Romney n’ont fourni une réponse adéquate : les deux candidats ont émis leur volonté de travailler de manière bipartisane.

 

Enfin, à propos de la Libye, nous avons assisté à un tournant du débat. Le candidat républicain a essayé de défier le président en affirmant « Monsieur le président, vous n’avez pas identifié les attaques de Benghazi comme étant terroristes, ou seulement 14 jours après les attentats et les assassinats de l’ambassadeur américain. » La journaliste l’a alors coupé en précisant que le président l’avait dit dès le lendemain lors d’une conférence de presse.

 

 

Cela restera un moment clé du débat. Et, dans l’opinion publique, ces 20 secondes de débat vont faire que l’on retiendra que Barack Obama a gagné.

 

 

3. Faute de Romney, avantage Barack Obama


Mitt Romney a ensuite eu beaucoup plus de difficultés, laissant Obama prendre l’avantage à la fin du débat. Le président a notamment attaqué sur la Chine, précisant que la carrière de businessman de Mitt Romney l’empêcherait de freiner la délocalisation des emplois dans ce pays. Enfin, sa plus grosse victoire s’est faite sur la dernière question d’un des électeurs qui leur a demandé quel était le plus important préjugé qu’on émettait à leur égard : le candidat républicain anticipe l’attaque à propos de cette vidéo où il parle des « 47% d’assistés qui votent pour Obama ». Or Barack Obama avait la parole pour clore le débat, il a donc assuré une très bonne prestation en deux minutes et clamé haut et fort que Mitt Romney n’a pas du tout l’intention de mener des politiques centristes comme le candidat républicain pouvait le défendre dans la première partie du débat. Finir le débat avec un tel argument en demandant quatre années de plus, c’était un vrai moment fort.

 

 

Plus généralement, après la crise de 2008, l’économie reste un thème crucial de la campagne et a été évoqué mardi soir. Barack Obama a essayé de souligner qu’ils avaient tous deux des propositions assez similaires. Mitt Romney a cependant de nouveau insisté sur le fait que 12 millions d’emplois seraient créés en quatre ans s’il était élu. Le bureau du budget au Congrès, le très sérieux CBO, avait en effet annoncé dans ses projections un taux de chômage à 5.6% d’ici 2016. Mitt  Romney a donc promis ces 5,6% de chômage (http://www.cbo.gov/sites/default/files/cbofiles/attachments/01-31-2012_Outlook.pdf). C’est un chiffre très officiel dont il se sert tout en faisant remarquer que les politiques de Barack Obama ne favoriseront pas la croissance nécessaire à cette diminution du chômage, notamment à cause des impôts supplémentaires sur les sociétés et les plus fortunés. Un moye de rappeler qu’il fallait remplacer la « stagnation » d’Obama par une « Romney recovery », une reprise à la Romney.

 

 

Le sprint final


Désormais, c’est le sprint final, il reste trois semaines, les candidats ne doivent plus réfléchir trop longuement et investir de l’argent dans les spots télé et radio – comme Romney l’a fait – dans l’Ohio, en Floride, dans le Colorado, dans l’Iowa, etc. Il y a sept Etats-clés, pas plus : Mitt Romney a réussi, grâce au premier débat, à remonter dans les sondages dans ces « swing states ». Il a perdu d’une courte tête ce deuxième débat et il faut qu’il investisse encore plus pour compenser sa performance. La victoire est encore jouable pour lui, mais ce sera plus difficile que s’il n’y avait pas eu de deuxième débat.

 

 

Il y en a un troisième, qui a lieu lundi prochain, au cours duquel  les candidats vont aborder les questions de politique étrangère. Le cadre sera très particulier puisque cela se passe en Floride, un Etat-clé capital. Mitt Romney s’est trompé sur la Libye lors de ce deuxième débat, les choses peuvent encore bouger, peut-être que Barack Obama se trompera lui aussi. Cela dit, les républicains ont plus d’argent à mettre dans les pubs électorales et ça pourrait les aider. Le troisième débat sera au moins aussi serré que celui-ci, sans changer forcément la donne, l’élection va donc se jouer sur le fil du rasoir.


 

Propos recueuillis par Melissa Bounoua, du Plus du Nouvel Observateur. Article paru le 17 octobre 2012.


 

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