21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 16:08

Couv NDA

La Nouvelle Droite Américaine : La radicalisation du Parti républicain à l'ère du Tea Party, sortira le 30 août prochain aux Editions Demopolis.

 


Les Etats-Unis sont plus désunis que jamais. Républicains et démocrates, à l’occasion de l’élection présidentielle de novembre 2012, vont encore se livrer une lutte sans merci pour le contrôle de la Maison-Blanche. Conservateurs fiscaux et traditionalistes religieux contre progressistes économiques et modérés sociaux, la droite et la gauche américaine forment aujourd’hui deux blocs absolument distincts, insécables, irréconciliables. Il n’en fut pas toujours ainsi.


Les Etats-Unis se distinguent de la France, et du régime de la Ve République en particulier, par la volonté originelle de promouvoir le consensus et l’intérêt général plutôt que la dictature d’un parti sur l’autre. Le « fait majoritaire » en vigueur à l’Assemblée nationale n’existe pas au Congrès : là où les règles législatives permettent en France à la majorité d’écraser la minorité cinq ans durant, elles contraignent les partis américains à travailler ensemble, faire des compromis, modérer leurs positions.


Depuis une trentaine d’années, les signes ne manquent pas pour montrer que le Congrès ne fonctionne pas comme les "Pères fondateurs"  George Washington, Thomas Jefferson et consorts  l’ont voulu. Les consensus deviennent de plus en plus rares, l’obstruction parlementaire de plus en plus banalisée. Les partis américains, autrefois idéologiquement et géographiquement divers, deviennent des formations rigides et centralisées à l’européenne. Au sein du régime présidentiel américain, cette « parlementarisation » des partis représente un danger évident.


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Comme le montre leur historique de vote à la Chambre des représentants et au Sénat, jamais les républicains n'ont été aussi conservateurs. Leur éloignement du centre idéologique est responsable du blocage institutionnel du Congrès américain.



Ce livre a pour but de démontrer que si la situation politique contemporaine des Etats-Unis ne fait qu’empirer, cela est en immense partie dû à la radicalisation du Parti républicain. La présidence de Barack Obama, régulièrement qualifié de « communiste » ou de « musulman » par l’opposition, représente un témoignage incontestable du chemin de croix parcouru par la droite américaine modérée, de Dwight Eisenhower jusqu’à Sarah Palin, en passant par Ronald Reagan et George W. Bush.

 

Le Parti républicain est un parti dogmatique, aujourd’hui incompatible avec les vertus d’une Constitution dont les conservateurs se réclament pourtant les plus fervents défenseurs. Le Tea Party, mouvement anciennement indépendant devenu une succursale véritable du « parti de l’éléphant », ne jure que par une idéologie radicale qui n’amènera pas au Congrès le consensus nécessaire pour sortir le pays de la crise politique.


La Nouvelle Droite Américaine revient sur la trentaine d’années qui ont vu le « parti de Lincoln » devenir celui de Michele Bachmann ou Rick Santorum. Cet essai décrypte les développements des quatre années au pouvoir de Barack Obama, et sa lutte contre la coalition du Parti républicain, de la droite chrétienne et du Tea Party.

 

Tous les sujets y sont abordés, de l'avortement à la politique étrangère des Etats-Unis, d'Obamacare à la fiscalité, sans oublier le port d'armes ou l'immigration. C'est un outil indispensable pour comprendre les enjeux de l’élection présidentielle de 2012, et en particulier le programme du nominé républicain Mitt Romney.

 


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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 07:23

PLAT 1

Mon premier ouvrage, L'Amérique de Mitt Romney, sortira le 12 janvier prochain aux éditions Demopolis


 

"Science et connaissance, art et anticipation - deux couples qui se cachent bien des choses... Mais quand ils se comprennent, rien au monde ne les surpasse". Cette bonne parole de Vladimir Nabokov décrit parfaitement à la fois les raisons qui m'ont poussé à écrire L'Amérique de Mitt Romney, et à la fois ma ferme conviction que Romney remportera, dans quelques semaines, la nomination présidentielle du Parti républicain.

 

J'ai depuis longtemps un vif intérêt pour l'univers politique américain. Le lancement de ce blog, en septembre 2010, est à percevoir comme un "débordement" de passion. L'écriture de ce premier ouvrage participe du même élan d'enthousiasme, si ce n'est que cette fois, le livre vient avec une dose de gageure qui rend l'entreprise extrêmement prenante.

 

Aucun doute là-dessus, ce livre est un véritable pari. Loin d'être insensé, il est basé sur des tendances historiques et circonstancielles, autant qu'il est le fruit d'un certain instinct d'anticipation que je m'efforce d'exercer. C'est une "analyse politique comparée", comme le souligneraient mes professeurs outre-Manche, qui résulte de centaines d'heures d'exploration des précédentes élections, des personnages-clés de la primaire républicaine, ainsi que des enjeux de 2012.

 

En novembre 2010, Romney a été très présent lors des élections de mi-mandat, qui ont vu la victoire des républicains sur les démocrates. Un signe qu'il allait sans aucun doute se présenter en 2012. Il m'a fallu jusqu'à mars 2011 pour analyser le positionnement qui allait être celui de Romney lors de la campagne présidentielle. Puis quelques semaines supplémentaires pour rédiger le texte.

 

En août 2011, la maison d'édition Demopolis m'a proposé un contrat. Laurent Hebenstreit, le directeur de Demopolis, n'est pas étranger aux biographies sur des personnages du monde politique américain. En 2007, il a publié L'Amérique de Barack Obama, la première biographie non-anglophone sur le futur président des Etats-Unis ; le nom de mon ouvrage à paraître sonne comme une évidente filiation. Celui-ci est préfacé par François Durpaire, l'un des auteurs de L'Amérique de Barack Obama.

 

 

A un mois de la parution et du début des primaires, l'instinct et la certitude qui m'ont poussé à écrire la biographie de Romney sont toujours là, et bien là. A l'abord de la dernière ligne droite, il semble que seul Newt Gingrich soit en mesure d'entraver la marche de Romney vers la nomination. J'ai bon espoir que l'ancien Speaker, rattrapé par son ego et/ou les nombreuses casseroles qu'il traîne derrière lui, finisse par s'effondrer. Romney, loin d'être le candidat parfait pour les électeurs républicains, dispose de toutes les armes pour l'emporter.

 

Pour autant, mon engagement ne doit surtout pas être perçu comme une ferveur partisane. J'ai toujours pris soin, en rédigeant L'Amérique de Mitt Romney, de garder mes distances avec toute forme de soutien, écrivant avec la seule conviction que la neutralité est le meilleur gage d'objectivité. Ca et là, je critique donc l'action de Romney, tout comme parfois, je fais montre à son égard d'une certaine admiration.

 

Aujourd'hui, je ne me lancerai pas le pari de dire si Romney battrait Obama en cas de face-à-face entre les deux hommes en novembre. Les républicains ont leurs chances et le président sortant, s'il n'est pas en position idéale, profite encore de quelques indicateurs-clés en sa faveur. Comme l'ancien homme d'affaires le martèle depuis des mois, c'est l'état de l'économie à l'automne 2012 qui décidera du sort de l'élection.

 

Toujours est-il, Mitt Romney a plus de chances que les autres républicains de faire d'Obama "le président d'un seul mandat" (one-term president). J'espère que mon art et mon anticipation vous intéresseront à la lecture de L'Amérique de Mitt Romney. J'ai pris le pari qu'ils se comprendraient avec la science des chiffres et la connaissance du passé.


 

Soufian Alsabbagh


Portrait fond noir dégradé

 

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